L'Espagne prend le contrôle de Bankia, quatrième banque du pays

jeudi 10 mai 2012 07h54
 

par Carlos Ruano et Jesús Aguado

MADRID (Reuters) - L'Espagne a pris mercredi le contrôle de Bankia, quatrième banque du pays, voulant par là dissiper les doutes sur sa capacité à agir pour assainir un secteur financier plombé depuis quatre ans par l'effondrement du secteur immobilier du pays.

L'Etat détiendra indirectement 45% de l'établissement à la suite de la nationalisation de BFA, maison mère de Bankia, via la conversion en actions d'un prêt de 4,5 milliards d'euros accordé précédemment au groupe financier, a précisé la Banque d'Espagne.

Le ministère de l'Economie s'est engagé à faire le nécessaire pour redresser Bankia, dont l'exposition à des actifs immobiliers à risque s'élève à plus de 30 milliards d'euros.

Madrid devrait prêter ou donner à Bankia une aide supplémentaire pouvant aller jusqu'à 10 milliards d'euros, même si certains analystes bancaires estiment que cette somme est insuffisante.

Les incertitudes entourant la facture définitive de la purge dus secteur bancaire espagnol a pesé sur l'euro, sur les rendements obligataires espagnols et les marchés boursiers mondiaux.

Si le montant que doit débourser l'Espagne pour sauver son secteur bancaire met en péril la solvabilité budgétaire du pays, contraignant ainsi Madrid à solliciter une aide internationale, la crise de la dette de la zone euro entrerait dans une nouvelle dimension.

Depuis le début de la crise bancaire, l'Espagne a déjà volé au secours de sept caisses d'épargne de taille modeste.

"Nous allons accélérer le processus de nettoyage des banques", a déclaré Mariano Rajoy, Premier ministre espagnol, lors d'une conférence de presse.   Suite...

 
<p>L'Espagne a pris mercredi le contr&ocirc;le de Bankia, quatri&egrave;me banque du pays, voulant par l&agrave; dissiper les doutes sur sa capacit&eacute; &agrave; agir pour assainir un secteur financier plomb&eacute; depuis quatre ans par l'effondrement du secteur immobilier du pays. /Photo prise le 9 mai 2012/REUTERS/Paul Hanna</p>