Berlin avertit la Grèce où les consultations se poursuivent

mercredi 9 mai 2012 16h45
 

par George Georgiopoulos et Karolina Tagaris

ATHENES (Reuters) - De nouvelles élections législatives paraissent probables en Grèce, où le leader de la deuxième formation du pays, Alexis Tsipras, devait entamer mercredi des consultations en vue de former un gouvernement, mission a priori vouée à l'échec.

Le chef de file des conservateurs de Nouvelle Démocratie, Antonis Samaras, a dit espérer qu'Alexis Tsipras, dont la coalition de gauche radicale Syriza est hostile aux mesures d'austérité dictées par l'Union européenne, "retrouve le sens commun" avant d'engager les tractations, en fin d'après-midi.

Le chef de file de Syriza, propulsée dimanche au rang de deuxième force politique du pays, a exclu de se plier aux plans européens de sauvetage. Il pose comme condition la rupture des engagements pris avec les partenaires d'Athènes.

Il a trois jours pour mener ses consultations, dans la foulée d'Antonis Samaras qui a capitulé au bout de quelques heures. Alexis Tsipras devait rencontrer mercredi soir à la fois Evangelos Venizelos, le leader du Pasok (socialiste), et Antonis Samaras, mais il est fort peu probable qu'il trouve un terrain d'entente avec les socialistes et ND, qui défendent le plan de sauvetage de la Grèce et les mesures d'austérité.

"Les Grecs n'ont pas voté pour l'effondrement de leur pays ou sa sortie de la zone euro. C'est tout le contraire", a estimé Antonis Samaras, selon lequel les prises de position d'Alexis Tsipras laissent penser qu'il exclut toute alliance avec la ND.

L'Allemagne a solennellement mis en garde la Grèce mercredi, par la voix de son ministre des Affaires étrangères. Selon Guido Westerwelle, la Grèce ne recevra plus aucune tranche d'aide financière si elle vient à interrompre sa politique de réformes.

"L'Allemagne aimerait que la Grèce demeure dans la zone euro mais le fait de savoir si elle y restera ou non n'est pas de notre ressort", a-t-il dit également, lors d'un déplacement à Bruxelles.

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<p>L'Allemagne a solennellement mis en garde la Gr&egrave;ce mercredi, par la voix de son ministre des Affaires &eacute;trang&egrave;res. Selon Guido Westerwelle, la Gr&egrave;ce ne recevra plus aucune tranche d'aide financi&egrave;re si elle vient &agrave; interrompre sa politique de r&eacute;formes. /Photo d'archives/REUTERS/Yannis Behrakis</p>