Les tractations politiques semblent sans issue en Grèce

mercredi 9 mai 2012 14h33
 

par Renee Maltezou et Ingrid Melander

ATHÈNES (Reuters) - Le chef de la Coalition de la gauche radicale grecque, Alexis Tsipras, chargé de former un gouvernement de coalition, va consulter ce mercredi les dirigeants des grandes forces politiques du pays sans espoir crédible de débloquer la situation qui menace jusqu'à l'appartenance de la Grèce à la zone euro.

Le chef de file de Syriza, propulsée contre toute attente dimanche au rang de deuxième force politique, a en effet exclu mardi de se plier aux plans européens de sauvetage et posé comme condition la rupture des engagements pris avec les partenaires d'Athènes.

Plusieurs responsables politiques allemands ont prévenu qu'Athènes ne recevrait plus d'aide financière si elle ne respectait pas toutes les conditions du plan de sauvetage conclu avec l'Union européenne, le FMI et la Banque centrale européenne.

Mais pour Alexis Tsipras, l'enseignement à tirer du scrutin est sans équivoque: "Le plan de sauvetage a été clairement annulé par le verdict populaire."

Après l'échec du chef de file de Nouvelle Démocratie, Antonis Samaras, à former un nouveau gouvernement de coalition viable, le jeune chef de file de Syriza, 37 ans, dispose à son tour de trois jours pour constituer une majorité au sein d'un Parlement éclaté et morcelé.

Il doit rencontrer à 15h00 GMT Evangelos Venizelos, dont le parti socialiste Pasok est sorti laminé du scrutin de dimanche, puis Antonis Samaras une heure plus tard.

L'entourage de Tsipras a indiqué mercredi qu'il enverrait une lettre aux dirigeants de l'UE pour leur signifier que le plan d'austérité était désormais caduc au vu des résultats de dimanche.

"Il va écrire que l'engagement de Samaras et Venizelos (au plan d'aide) représente seulement 32% des votants et que les Grecs ne sont donc plus liés à ce plan", a dit à Reuters Nikos Papas, responsable du bureau politique du parti. Il a précisé que la lettre serait envoyée au président de la Banque centrale européenne Mario Draghi, au président de la Commission européenne José Manuel Barroso et au président du Conseil européen Herman Van Rompuy.   Suite...