Les tractations politiques semblent sans issue en Grèce

mercredi 9 mai 2012 07h43
 

par Renee Maltezou et Ingrid Melander

ATHÈNES (Reuters) - Le chef de la Coalition de la gauche radicale grecque, Alexis Tsipras, chargé de former un gouvernement de coalition, va consulter ce mercredi les dirigeants des grandes forces politiques du pays sans espoir crédible de débloquer la situation qui menace jusqu'à l'appartenance de la Grèce à la zone euro.

Le chef de file de Syriza, propulsée contre toute attente dimanche au rang de deuxième force politique, a en effet exclu mardi de se plier aux plans européens de sauvetage et posé comme condition la rupture des engagements pris avec les partenaires d'Athènes.

Plusieurs responsables politiques allemands ont prévenu qu'Athènes ne recevrait plus d'aide financière si elle ne respectait pas toutes les conditions du plan de sauvetage conclu avec l'Union européenne, le FMI et la Banque centrale européenne.

Mais pour Alexis Tsipras, l'enseignement à tirer du scrutin est sans équivoque: "Le plan de sauvetage a été clairement annulé par le verdict populaire."

Après l'échec du chef de file de Nouvelle Démocratie, Antonis Samaras, à former un nouveau gouvernement de coalition viable, le jeune chef de file de Syriza, 37 ans, dispose à son tour de trois jours pour constituer une majorité au sein d'un Parlement éclaté et morcelé.

Il doit rencontrer à 15h00 GMT Evangelos Venizelos, dont le parti socialiste Pasok est sorti laminé du scrutin de dimanche, puis Antonis Samaras une heure plus tard.

Mais son hostilité au plan d'austérité ne laisse aucun doute sur l'issue de ses consultations avec le chef de file de Nouvelle démocratie. "Il me demande de signer pour la destruction de la Grèce. Je ne le ferai pas", a réagi ce dernier dans une allocution télévisée.

Quant à Evangelos Venizelos, il s'est prononcé pour la formation d'un "gouvernement d'union nationale composé de l'ensemble des forces favorables au maintien de la Grèce dans l'Europe et dans la zone euro" de manière à éviter de nouvelles élections législatives.   Suite...