Les tractations politiques piétinent en Grèce

mardi 8 mai 2012 21h47
 

par Renee Maltezou et Deepa Babington

ATHÈNES (Reuters) - Le chef de la Coalition de la gauche radicale, Alexis Tsipras, chargé par le président grec de former un gouvernement de coalition a exclu mardi de se plier aux plans européens de sauvetage et menacé de nationaliser les banques.

La position inflexible du chef de file de Syriza, propulsée contre toute attente dimanche au rang de deuxième force politique, réduit les chances de trouver une issue rapide à l'impasse politique dans laquelle est plongée la Grèce depuis les élections législatives qui ont morcelé les forces au sein de la Vouli (Parlement).

Plusieurs responsables politiques allemands ont prévenu qu'Athènes ne recevrait plus d'aide financière si elle ne respectait pas toutes les conditions du plan de sauvetage conclu avec l'Union européenne et le FMI.

"Le plan de sauvetage a été clairement annulé par le verdict populaire", a déclaré Alexis Tsipras, dans une allusion au plan de renflouement de la "troïka" (Union européenne, Fonds monétaire international et Banque centrale européenne) censé sauver le pays de la faillite.

Le chef de file de Syriza, qui est âgé de 37 ans, s'est vu confier la délicate tâche de constituer une majorité au lendemain de l'échec du chef de file de Nouvelle Démocratie, Antonis Samaras, à former un nouveau gouvernement de coalition viable.

Hostile au plan d'austérité, le leader de la Coalition de la Gauche radicale a posé comme condition à l'entrée des conservateurs de ND et des socialistes du Pasok au sein d'une coalition gouvernementale la rupture des engagements pris à l'égard de l'UE et du FMI.

"Il me demande de signer pour la destruction de la Grèce. Je ne le ferai pas", a aussitôt réagi Antonis Samaras dans une allocution télévisée.

Samaras s'est par ailleurs dit prêt à tolérer un gouvernement minoritaire qui garantirait le maintien de la Grèce dans la zone euro, mais il a jugé que Tsipras n'offrait pas cette garantie.   Suite...

 
<p>Le chef de la Coalition de gauche radicale, Alexis Tsipras, charg&eacute; par le pr&eacute;sident grec de former un gouvernement de coalition, a exclu mardi de se plier aux plans europ&eacute;ens de sauvetage et a menac&eacute; de nationaliser les banques. /Photo prise le 8 mai 2012/REUTERS/Kostas Tsironis/Pool</p>