Pierre Moscovici confiant dans un compromis franco-allemand

mardi 8 mai 2012 14h20
 

PARIS/BERLIN (Reuters) - Pierre Moscovici, proche du président élu François Hollande et ancien ministre des Affaires européennes, s'est déclaré confiant, mardi, dans la conclusion d'un compromis franco-allemand sur la croissance malgré l'inflexibilité affichée par le gouvernement conservateur outre-Rhin.

Réagissant lundi à la victoire du candidat socialiste à la présidentielle, la chancelière Angela Merkel a promis d'accueillir son futur interlocuteur "les bras ouverts" mais réitéré son refus de renégocier le pacte budgétaire et affiché sa défiance vis-à-vis d'éventuelles mesures de soutien à la croissance, hormis des réformes structurelles comme la libéralisation du marché du travail.

François Hollande a annoncé qu'il se rendrait à Berlin très rapidement après sa prise de fonctions prévue le 15 mai, pour rencontrer la chancelière.

"Ils se parleront, il faut qu'il y ait une explication de fond entre les deux chefs d'Etat. L'intention de François Hollande est claire et elle n'a pas changé: c'est de réorienter la construction européenne dans un sens qui soit plus favorable à la croissance", a déclaré Pierre Moscovici sur RTL.

"La petite expérience que j'ai de ces affaires - j'ai été ministre des Affaires européennes pendant cinq ans -, c'est qu'on trouvera un compromis. Et je suis persuadé que les choses partent bien, le climat entre François Hollande et ses interlocuteurs européens est franchement très bon", a ajouté le député PS du Doubs.

L'ÉCONOMIE FRANÇAISE DANS UN "ÉTAT PRÉCAIRE"?

A Berlin, Peter Altmaier, chef de file des élus chrétiens-démocrates (CDU) réputé proche de la chancelière allemande, a estimé que le prochain gouvernement français n'aurait qu'une marge de manoeuvre très limitée en matière de politique budgétaire en raison de la "précarité" de l'économie et des finances de la France.

"L'économie de la France et les finances du pays demeurent dans un état précaire", a-t-il dit à des journalistes, s'avouant déçu par l'élection du socialiste à la présidence française.

"Tout pays qui essaierait de mener une politique de relance en accroissant ses déficits se mettrait très vite les marchés à dos et verrait ses taux d'intérêt augmenter", a-t-il ajouté. "Il n'y a aucune marge de manoeuvre."   Suite...

 
<p>Pierre Moscovici, proche du pr&eacute;sident &eacute;lu Fran&ccedil;ois Hollande et ancien ministre des Affaires europ&eacute;ennes, s'est d&eacute;clar&eacute; confiant, mardi, dans la conclusion d'un compromis franco-allemand sur la croissance malgr&eacute; l'inflexibilit&eacute; affich&eacute;e par le gouvernement conservateur outre-Rhin. /Photo prise le 23 avril 2012/REUTERS/Charles Platiau</p>