La Grèce se cherche une majorité introuvable

mardi 8 mai 2012 10h39
 

par Dina Kyriakidou et Renee Maltezou

ATHÈNES (Reuters) - Après l'échec de la droite conservatrice grecque, la Coalition de la gauche radicale (Syriza) va tenter ce mardi de former un gouvernement de coalition dont le programme, résolument hostile aux plans européens de sauvetage, ne ferait qu'accentuer l'incertitude sur l'avenir du pays.

Alexis Tsipras, dont la formation a été propulsée contre toute attente dimanche au rang de deuxième force politique du pays, sera reçu à 11h00 GMT par le président Karolos Papoulias.

Il se verra confier le mandat de tenter de constituer une majorité dans un Parlement marqué par un émiettement sans précédent des forces politiques qui a eu raison des efforts menés par Antonis Samaras.

Le chef de file de Nouvelle Démocratie, le parti de la droite conservatrice arrivé en tête des élections législatives, a renoncé lundi soir à former un gouvernement face à la résistance des partis hostiles au plan de sauvetage et à la politique d'austérité.

"Nous avons fait tout ce que nous pouvions. C'était impossible. Je remets mon mandat", a-t-il déclaré à la presse en début de soirée.

Exaspérés par la récession et l'austérité, liée aux plans européens de sauvetage financier de leur pays, les électeurs grecs ont lourdement sanctionné dimanche les deux grands partis au pouvoir, la Nouvelle Démocratie (ND, droite) et le Parti socialiste (Pasok), plongeant la Grèce dans une nouvelle zone de turbulences avec le risque d'une sortie de l'euro.

UN PAYS INGOUVERNABLE ?

Résultat, la Vouli, le Parlement grec, est totalement morcelée. Nouvelle Démocratie dispose de 108 des 300 sièges de députés. Les socialistes du Pasok, la seule autre formation parlementaire soutenant les plans de renflouement, n'ont plus que 41 élus.   Suite...

 
<p>Le chef du parti conservateur grec Antonis Samaras. Apr&egrave;s l'&eacute;chec de la droite conservatrice grecque, la Coalition de la gauche radicale (Syriza) va tenter ce mardi de former un gouvernement de coalition dont le programme, r&eacute;solument hostile aux plans europ&eacute;ens de sauvetage, ne ferait qu'accentuer l'incertitude sur l'avenir du pays. /Photo prise le 7 mai 2012/REUTERS/John Kolesidis</p>