Le casse-tête économique de François Hollande

lundi 7 mai 2012 17h25
 

par Yves Clarisse

PARIS (Reuters) - François Hollande, qui a pendant toute sa campagne plaidé pour une hypothétique relance de la croissance au niveau européen, devra trouver en France les moyens de stimuler l'économie, au risque de devoir partiellement renoncer à son programme.

Le président élu a mis l'accent depuis des mois sur la nécessité d'en finir avec l'austérité en renégociant le traité budgétaire européen signé début mars à l'instigation de l'Allemagne par 25 des 27 pays de l'Union européenne.

Dimanche soir, il s'est présenté en porte-drapeau d'un nouvel espoir pour toute l'Union européenne.

"Je suis sûr que dans bien des pays européens, ça a été un soulagement, un espoir, l'idée qu'enfin l'austérité ne pouvait plus être une fatalité", a-t-il déclaré à peine élu.

Ce n'est pourtant pas de l'Europe que viendra la croissance qui lui permettrait d'éviter des choix cornéliens.

Certes, malgré les roulements de tambour qui annoncent une confrontation entre François Hollande et Angela Merkel sur ce dossier, un compromis devrait être rapidement trouvé entre le nouveau locataire de l'Elysée et la chancelière allemande.

La raison en est simple : l'essentiel des revendications de François Hollande fait déjà l'objet d'un accord acté lors des deux Conseils européens de janvier et de mars, qui insistent sur la nécessité de compléter l'assainissement budgétaire par "des mesures déterminées pour stimuler la croissance et l'emploi".

"Tout est sur la table et virtuellement accepté. Un clash là-dessus est peu probable. Hollande a beaucoup de chance", explique une des chevilles ouvrières de ces accords. "Tout cela devrait être finalisé en juillet."   Suite...

 
<p>Fran&ccedil;ois Hollande, qui a pendant toute sa campagne plaid&eacute; pour une hypoth&eacute;tique relance de la croissance au niveau europ&eacute;en, devra trouver en France les moyens de stimuler l'&eacute;conomie, au risque de devoir partiellement renoncer &agrave; son programme. /Photo d&rsquo;archives/REUTERS/Jacky Naegelen</p>