Zone euro: l'austérité à nouveau sanctionnée dans les urnes

lundi 7 mai 2012 00h54
 

PARIS (Reuters) - La série d'élections test de dimanche pour les politiques d'austérité au sein la zone euro ouvre une nouvelle période d'incertitudes politiques et risque de raviver la crise des dettes souveraines, confortant le besoin d'une initiative de croissance dont le principe s'est progressivement imposé.

La victoire du candidat socialiste à l'élection présidentielle française fait de Nicolas Sarkozy le onzième dirigeant de la zone euro chassé du pouvoir depuis l'éclatement de la crise et la mise en oeuvre de politiques de rigueur imposées par l'Allemagne et destinées à la juguler.

"Je suis sûr que dans bien des pays européens ça a été un soulagement, un espoir, l'idée qu'enfin l'austérité ne pouvait plus être une fatalité", a déclaré François Hollande, dans un discours au soir de son élection.

"C'est ce que je dirai le plus tôt possible à nos partenaires européens et d'abord à l'Allemagne", a-t-il dit.

François Hollande a fait de la négociation d'un pacte de croissance destiné à compléter le pacte budgétaire, signé début mars par 25 des 27 pays de l'Union européenne, un de ses thèmes de campagne.

Son élection de François Hollande avec 51,6% des voix contre 48,4% au président sortant Nicolas Sarkozy, que soutenait la chancelière allemande Angela Merkel, ne lève pas toutes les incertitudes politiques qui dureront au moins jusqu'aux législatives des 10 et 17 juin.

En Grèce, les résultats du scrutin législatif confirment le scénario attendu d'un net recul des deux principales formations.

Les conservateurs de Nouvelle Démocratie et les socialistes du Pasok, qui dirigent alternativement le pays depuis des décennies, payent leur soutien à la cure d'austérité draconienne suivie depuis début 2010 en échange d'une aide financière internationale.

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