Les embauches ralentissent aux USA, le taux de chômage recule

vendredi 4 mai 2012 17h36
 

par Jason Lange

WASHINGTON (Reuters) - Le rythme des embauches a ralenti aux Etats-Unis en avril pour le troisième mois consécutif, mais le taux de chômage a parallèlement reculé pour revenir à un plus bas de plus de trois ans, brossant un tableau mitigé du marché du travail américain à quelques mois de l'élection présidentielle.

Quelque 115.000 personnes ont été recrutées dans le secteur non agricole le mois dernier, a annoncé vendredi le département du Travail, contre 154.000 en mars et 259.000 en février, deux chiffres il est vrai révisés à la hausse (d'un total cumulé de 53.000).

Les économistes anticipaient 170.000 créations nettes de postes pour le mois d'avril après les 120.000 initialement annoncées pour mars.

"Les attentes étaient trop fortes par rapport à la croissance actuelle. Avec le taux de croissance actuel, le niveau des créations d'emploi se situe autour de 110-115.000. Ce sont donc surtout les anticipations qui n'étaient pas très raisonnables", a commenté Arnaud Poutier, directeur général Adjoint d'IG Markets France.

Le taux de chômage, calculé à partir d'une enquête séparée, est revenu à 8,1% de la population active, contre 8,2% en mars et 8,3% en février, un niveau sans précédent depuis janvier 2009 lorsqu'il était à 7,8%.

En moyenne, l'emploi a progressé de 197.000 par mois au cours des six derniers mois.

"On continue d'avancer doucement", relève Nigel Gault, économiste chez HIS Global Insight. "Les embauches se rapprochent de ce à quoi on peut s'attendre en période de croissance molle."

Les marchés ont de leur côté manifesté leur déception, les Bourses européennes creusant leurs pertes, alors qu'à Wall Street, le Dow Jones accusait une perte de 0,95% vers 14h50 GMT.   Suite...

 
<p>Le d&eacute;partement am&eacute;ricain du Travail a annonc&eacute; que le march&eacute; du travail avait cr&eacute;&eacute; moins d'emplois que pr&eacute;vu au mois d'avril, mais le taux de ch&ocirc;mage s'&eacute;tait inscrit le mois dernier &agrave; son niveau le plus bas depuis plus de trois ans, soit 8,1%. /Photo d'archives/REUTERS/Lucas Jackson</p>