La France améliore ses conditions de financement

jeudi 3 mai 2012 13h55
 

par Raoul Sachs

PARIS (Reuters) - La France a adjugé jeudi 7,43 milliards d'euros de dette à long terme à de meilleures conditions que lors des adjudications précédentes, à trois jours du second tour de l'élection présidentielle.

L'Agence France Trésor (AFT) a ainsi émis un montant correspondant au haut de la fourchette annoncée (6,5-7,5 milliards d'euros).

Sur trois des quatre lignes d'obligations assimilables du Trésor (OAT) offertes, la 4,25% octobre 2017, la 3,25% octobre 2021, la 3,0% avril 2022 (l'OAT de référence à 10 ans), les taux d'intérêt ont baissé par rapport aux adjudications précédentes.

Le taux moyen pondéré de l'OAT 6,0% octobre 2025 est ressorti à 3,31%. L'AFT, qui gère la dette de l'Etat, n'a pas fourni de comparatif, l'obligation n'ayant pas été offerte depuis de nombreux mois.

Le taux de l'OAT de référence (benchmark) à 10 ans est ressorti à 2,96% contre 2,98% en avril. Après l'adjudication, le taux a encore baissé sur le marché secondaire, à 2,93%, l'écart de rendement avec le Bund allemand à 10 ans, benchmark de la zone euro, se resserrant de six points de base, à 133.

Les adjudications de la France et celle de l'Espagne, aujourd'hui au centre des craintes des investisseurs, ont contribué à détendre la situation sur le marché des emprunts d'Etat de la zone euro.

Le Trésor espagnol a réussi à placer 2,5 milliards d'euros d'obligations à trois et cinq ans - le maximum visé - mais, contrairement à l'AFT, il a dû concéder une prime de risque plus élevée que lors des précédentes adjudications.

La demande globale pour les OAT a atteint 18,64 milliards d'euros, procurant un ratio de couverture confortable.   Suite...

 
<p>La France a adjug&eacute; jeudi 7,43 milliards d'euros de dette &agrave; long terme &agrave; de meilleures conditions que lors des adjudications pr&eacute;c&eacute;dentes, &agrave; trois jours du second tour de l'&eacute;lection pr&eacute;sidentielle. L'Agence France Tr&eacute;sor (AFT) a ainsi &eacute;mis un montant correspondant au haut de la fourchette annonc&eacute;e (6,5-7,5 milliards d'euros). /Photo d'archives/REUTERS/Pascal Lauener</p>