Croissance et discipline financière en zone euro, dit Draghi

jeudi 3 mai 2012 16h52
 

par Paul Day et Marc Jones

BARCELONE (Reuters) - La croissance doit être une priorité de la zone euro mais pas au détriment de la discipline budgétaire, a estimé jeudi le président de la Banque centrale européenne (BCE) Mario Draghi.

Lors d'une conférence de presse donnée en Espagne, l'un des pays de la zone euro les plus affectés par la crise de la dette, Mario Draghi a répété que l'économie de la zone euro devrait se redresser dans le courant de l'année mais ajouté que "les perspectives économiques restent soumises à des risques orientés à la baisse".

Cette atonie de la croissance devrait contenir l'inflation, même s'il est probable qu'elle restera au-dessus de 2% cette année chez les Dix-Sept.

"Il semble que la reprise mondiale suive son cours (...) Nous continuons de penser que l'économie de la zone euro se redressera progressivement dans le courant de l'année", a-t-il dit, après que la BCE a observé le statu quo, laissant son taux de refinancement à un plus bas record de 1%.

L'hôtel de Barcelone où était réuni le conseil des gouverneurs de la BCE était entouré d'un important dispositif policier, dans l'éventualité de manifestations contre la politique d'austérité de Madrid qu'appuie la banque centrale.

Pour Mario Draghi, il n'y a "pas la moindre contradiction" à poursuivre un pacte de croissance tout en continuant sur la voie de l'assainissement des finances publiues.

"Il est certain que je suis d'accord avec votre question lorsque vous dites qu'il faut remettre la croissance à l'ordre du jour, sans la moindre contradiction avec la nécessité de persévérer dans la consolidation budgétaire", a-t-il affirmé.

Mario Draghi fut l'un de ceux qui ont contribué à réorienter le débat économique la semaine dernière dans la zone euro, en évoquant, sans autre précision, un "pacte de croissance".   Suite...

 
<p>La Banque centrale europ&eacute;enne (BCE) n'a pas modifi&eacute; ses taux directeurs jeudi, d&eacute;cision sans surprise pour des observateurs qui se demandent surtout si l'institut d'&eacute;mission est susceptible de reprendre ses achats d'obligations souveraines. Le taux de refinancement reste &agrave; 1,0%, le taux de facilit&eacute; de d&eacute;p&ocirc;t &agrave; 0,25% et le taux de pr&ecirc;t marginal &agrave; 1,75%. /Photo d'archives/REUTERS/Alex Domanski</p>