Déstabilisé en Belgique, Mariani dément son départ de Dexia

mercredi 2 mai 2012 17h33
 

par Julien Ponthus et Matthieu Protard

PARIS (Reuters) - Pierre Mariani a réfuté mercredi toute décision sur son remplacement à la tête de Dexia, la banque franco-belge en cours de démantèlement, et s'est efforcé de désamorcer une polémique déclenchée en Belgique sur un parachute doré qu'il recevrait à son départ.

Plusieurs quotidiens belges rapportent que le gouvernement belge souhaiterait le remplacer par Karel De Boeck, ancien directeur général de Fortis. Ils ajoutent que Pierre Mariani serait prêt à quitter son poste d'administrateur délégué de Dexia à condition de recevoir une prime de départ de 1,2 million d'euros prévue dans son contrat.

Réagissant à ces articles de presse, Pierre Mariani a démenti avoir posé des conditions à son éventuel départ.

"L'administrateur délégué de Dexia n'a formulé aucune demande aux Etats belge et français quant aux conditions de son départ éventuel contrairement à des informations de presse parues ce jour", a fait savoir Pierre Mariani dans un courriel adressé à Reuters.

"Aucune décision relative au remplacement de l'administrateur délégué et du président (Jean-Luc Dehaene, NDLR) du conseil d'administration n'a été prise à ce jour", poursuit-il.

"PAS DE PARACHUTE DORÉ !"

En Belgique, l'hypothèse du versement d'une indemnité de départ telle qu'évoquée par la presse a été sèchement accueillie par le gouvernement et par la classe politique.

"Certes, il faut en discuter avec les autorités françaises, aussi (avec les) actionnaires. Mais ma position est claire : pas de parachute doré !", souligne le Premier ministre Elio Di Rupo sur son compte twitter.   Suite...

 
<p>Pierre Mariani, l'administrateur d&eacute;l&eacute;gu&eacute; de Dexia, a d&eacute;menti mercredi avoir pos&eacute; des conditions &agrave; son &eacute;ventuel d&eacute;part de la t&ecirc;te de la banque franco-belge en cours de d&eacute;mant&egrave;lement, assurant qu'aucune d&eacute;cision n'avait &eacute;t&eacute; prise concernant son remplacement. /Photo prise le 23 f&eacute;vrier 2012/REUTERS/Gonzalo Fuentes</p>