La Bourse se prépare à un risque fiscal sur des grosses valeurs

mercredi 2 mai 2012 13h32
 

par Juliette Rouillon

PARIS (Reuters) - Quelle que soit l'issue de l'élection présidentielle dimanche, la Bourse se prépare à un tour de vis fiscal dont toute une série de grands groupes cotés pourraient faire les frais.

Les valeurs de la banque, de l'assurance, des services collectifs et des médias dont le gros des activités est situé en France subiraient de plein fouet l'impact d'une taxation alourdie ou d'une diminution des avantages fiscaux. En revanche, les grands groupes dit "défensifs" ou largement implantés à l'international seraient relativement épargnés, ainsi que certaines capitalisations petites et moyennes.

"Les deux candidats rivalisent de propositions fiscales qui ont toutes un point commun: celui d'alourdir la fiscalité en général et celle des entreprises en particulier, car ils ont pour objectif la réduction des déficits publics", dit Olivier Parawan, associé fiscaliste au cabinet d'avocats Mayer Brown.

"Globalement, il faut s'attendre à une réduction des niches fiscales, qui sont dans le collimateur des deux candidats."

Le prochain chef de l'Etat, ajoute-t-il cependant, devra tout de même composer avec les impératifs de la compétitivité et de l'harmonisation fiscale au niveau européen.

Sur le marché, les intervenants ont quelques doutes sur la mise en oeuvre effective de certaines de ces promesses électorales, évoquant en particulier la nécessité de renforcer la compétitivité de la France.

Mais les investisseurs toujours très sensibles à l'incertitude fiscale devraient rester prudents à l'égard des valeurs les plus visées, en attendant d'en avoir le coeur net.

Dans une perspective post-électorale, CA Cheuvreux recommande dans une note de recherche de vendre Natixis, GDF Suez, Carrefour, M6 et TF1, au profit de titres tels que LVMH, CGG Veritas, Cap Gemini et Sodexo.   Suite...

 
<p>Quelle que soit l'issue de l'&eacute;lection pr&eacute;sidentielle dimanche, la Bourse se pr&eacute;pare &agrave; un tour de vis fiscal dont toute une s&eacute;rie de grands groupes cot&eacute;s pourraient faire les frais. /Photo d'archives/REUTERS/Chaiwat Subprasom</p>