Les Bourses européennes finissent dans le rouge

lundi 30 avril 2012 18h29
 

PARIS - Les Bourses européennes ont terminé dans le rouge lundi, la confirmation de la rechute en récession de l'Espagne et un indicateur américain clairement décevant ayant mis fin à une série de quatre séances consécutives de hausse.

À Paris, l'indice CAC 40 a terminé en repli de 1,64% à 3.212,80 points. Le Footsie britannique a abandonné 0,68% et le Dax allemand 0,59%, tandis que l'indice paneuropéen FTSEurofirst 300 perdait 0,78%. Madrid a cédé 1,89%.

L'annonce officielle d'une baisse de 0,3% du produit intérieur brut espagnol au premier trimestre a confirmé les difficultés persistantes de la quatrième économie de la zone euro. Et aux Etats-Unis, l'indice PMI de la région de Chicago a nettement reculé en avril à 56,2 contre 61,0 attendu, traduisant une décélération marquée de la croissance.

"Le marché espérait de bonnes nouvelles sur le front économique aujourd'hui; le moins que l'on puisse dire, c'est que ses espoirs ont été douchés avec l'Espagne qui replonge en récession et un mauvais indice PMI de Chicago", résume un trader. Ces mauvais chiffres ont occulté la hausse des ventes au détail en Allemagne en mars.

Les volumes d'échanges sont restés faibles à la veille du 1er mai, jour de fermeture pour bon nombre de grandes places européennes et asiatiques.

Le mois d'avril se solde par un recul de 6,16% pour le CAC 40 et de 2,26% pour le FTSEurofirst 300. Mais Madrid a chuté de 12,7% sur le mois, du jamais vu depuis près d'un an et demi.

Ce lundi, les secteurs de la banque et de l'assurance ont de nouveau figurés parmi les plus fortes baisses, leurs indices de référence abandonnant respectivement 1,09% et 1,26%.

Le repli a en revanche été limité par le secteur défensif des pharmaceutiques (+0,35%). Egalement en vedette, Adidas a gagné 5,32% après ses résultats trimestriels.

A Wall Street, l'heure est également aux prises de bénéfice après quatre hausses d'affilée, le PMI de Chicago ayant amplifié le mouvement de baisse initié dès l'ouverture après l'annonce d'une hausse modeste de la consommation en mars. La solidité globale des résultats de société et un regain d'activité sur le front des fusions-acquisitions ne suffit pas à inverser la tendance.   Suite...

 
<p>LA CL&Ocirc;TURE DES BOURSES EUROP&Eacute;ENNES</p>