L'avenir incertain de Cheuvreux au sein de Crédit agricole

mercredi 25 avril 2012 20h15
 

par Christian Plumb

PARIS (Reuters) - La meilleure chose pour le Crédit agricole serait probablement de fermer purement et simplement Cheuvreux, mais cette solution semble improbable, ce qui laisse un nombre limité d'options à la banque verte pour régler le problème de sa filiale de courtage en difficultés.

L'avenir s'est un peu plus assombri pour le courtier depuis que le groupe chinois Citic Securities a renoncé à prendre une part de 20% dans son capital.

Fin mars, après deux ans de discussions avec la banque française, Citic a préféré en effet entamer de nouvelles négociations avec le Crédit agricole pour lui racheter l'intégralité de CLSA, son autre filiale de courtage mais spécialisée sur l'Asie.

La banque coopérative étant réticente à l'idée de reclasser ou de licencier les salariés de Cheuvreux, une fermeture totale est improbable, estime un banquier d'affaires installé à Londres ainsi que plusieurs analystes.

"Ce serait peut-être la meilleure option, mais, pour un certain nombre de raisons, je ne pense pas qu'elle sera retenue", a-t-il souligné.

Une décision est attendue à l'issue de la revue stratégique de la Banque de financement et d'investissement (BFI) du Crédit agricole d'ici deux à trois mois.

Le sort de Cheuvreux est d'autant plus incertain que le Crédit agricole est également contraint de réduire la voilure dans la BFI pour renforcer sa solvabilité financière et adapter ses activités aux nouvelles règles prudentielles de Bâle III, comme les autres grandes banques françaises.

Pour les analystes, d'autres pistes sont possibles pour Cheuvreux comme un rachat par les dirigeants, un partenariat ou une réduction drastique de ses activités.   Suite...