Les pays émergents prêts à apporter leurs milliards au FMI

vendredi 20 avril 2012 12h22
 

par Lidia Kelly et Lesley Wroughton

WASHINGTON (Reuters) - Les grandes puissances émergentes semblaient prêtes vendredi à augmenter les ressources du Fonds monétaire international pour lutter contre la crise de la zone euro même si le Brésil a exigé en contrepartie un renforcement de leurs droits de vote au FMI.

Selon la Russie, les pays émergents et développés du G20 sont prêts lors de leur réunion vendredi à engager suffisamment de fonds pour répondre à la demande de 400 milliards de dollars de ressources supplémentaires exprimée par Christine Lagarde, la directrice générale du FMI

"Croyez-moi, le G20 s'engagera sur un montant final qui corresponde aux souhaits de la direction du FMI", a déclaré le vice-ministre des Finances russe, Sergueï Stortchak.

Les pays européens et le Japon ont déjà accepté d'apporter 320 milliards de dollars au FMI et, selon un diplomate international, les pays émergents devraient apporter de leur côté plus de 100 milliards.

La contribution de la Chine devrait être a priori de 60 milliards de dollars, soit le même montant que le Japon, celle de l'Arabie saoudite serait légèrement inférieure à ce montant tandis que la Russie et le Brésil apporteraient chacun entre 10 et 20 milliards.

Christine Lagarde a rappelé une nouvelle fois jeudi que la zone euro restait "l'épicentre du risque potentiel" pour une reprise économique mondiale "timide et fragile".

La directrice générale du FMI a déclaré qu'elle pensait conclure un accord sur les ressources du Fonds lors des réunions du FMI et de la Banque mondiale ce week-end.

Mais selon le Brésil, le FMI doit toutefois tenir compte du poids croissant des économies émergentes dans son fonctionnement, jugeant trop lents les progrès réalisés en la matière. Les pays émergents souhaitent que le communiqué du G20 aborde également la question de la reconnaissance d'un rôle accru des émergents.   Suite...

 
<p>Le vice-ministre des Finances russe, Sergue&iuml; Stortchak. Les grandes puissances &eacute;mergentes semblaient pr&ecirc;tes vendredi &agrave; augmenter les ressources du Fonds mon&eacute;taire international pour lutter contre la crise de la zone euro m&ecirc;me si le Br&eacute;sil a exig&eacute; en contrepartie un renforcement de leurs droits de vote au FMI. /Photo prise le 18 avril 2012/REUTERS/Keith Bedford</p>