Schneider reste prudent pour 2012

vendredi 20 avril 2012 10h42
 

par Gilles Guillaume et Elena Berton

PARIS (Reuters) - Schneider a confirmé vendredi ses objectifs annuels prudents, notamment celui d'une possible stagnation de son chiffre d'affaires, après un premier trimestre marqué par une croissance organique quasi-nulle à cause de la crise en Europe du Sud et d'un ralentissement en Asie.

Le numéro un mondial des équipements électriques basse et moyenne tension a réalisé sur les trois premiers mois de l'année un chiffre d'affaires de 5,411 milliards d'euros, en hausse de 0,4% à changes et périmètre constants.

En données publiées, la croissance ressort à 9,4%, reflet de l'impact positif de deux acquisitions récentes ainsi que des variations du dollar et du yuan par rapport à l'euro.

"La croissance de l'Amérique du Nord, de la Russie, de l'Amérique du Sud et de l'Afrique a compensé la performance plus faible d'une zone Asie en transition et les conditions économiques détériorées de l'Europe du Sud", a expliqué le groupe dans un communiqué.

Malgré une visibilité toujours limitée par les incertitudes sur l'économie mondiale, Schneider a également confirmé, "sauf changement important des conditions économiques", son objectif d'une marge d'Ebita ajusté de 14 à 15% en 2012, contre 14,2% en 2011.

Lors de la présentation en février de son nouveau plan stratégique triennal, Schneider avait dit viser une marge de 13 à 17% à l'horizon 2014.

Vers 10h00, l'action cède 0,32% à 47,26 euros. A la clôture de jeudi, le titre affichait un gain de 16% depuis le début de l'année.

"Schneider a maintenu ses prévisions très prudentes pour le reste de 2012", commente Bernstein dans une note. "La prévision pour 2012 est raisonnable si on la compare à la fourchette de 13-17% du programme 'Connect' et devrait être réalisable à condition que Schneider reste maître des prix qu'il facture."   Suite...

 
<p>Jean-Pascal Tricoire, pr&eacute;sident du directoire de Schneider Electric. Le num&eacute;ro un mondial des &eacute;quipements &eacute;lectriques basse et moyenne tension a confirm&eacute; ses objectifs annuels, notamment celui d'une possible stagnation de son chiffre d'affaires, apr&egrave;s un premier trimestre marqu&eacute; par une croissance organique quasi-nulle &agrave; cause de l'Europe du Sud et de l'Asie. /Photo d'archives/REUTERS/Charles Platiau</p>