Les résultats de l'adjudication espagnole jugés mitigés

jeudi 19 avril 2012 13h23
 

par Paul Day

MADRID (Reuters) - L'Espagne a placé jeudi pour 2,5 milliards d'euros de dette souveraine -soit autant qu'escompté- mais au prix de coûts d'emprunt à dix ans en hausse, signe que le pays doit encore rassurer les investisseurs sur sa capacité à juguler son déficit budgétaire.

Le Trésor espagnol a désormais couvert la moitié de son programme de financement pour l'année, bénéficiant des liquidités injectées dans le système financier par la Banque centrale européenne (BCE) lors de ses deux opérations de refinancement à long terme ("LTRO") en décembre et en février.

Le Trésor espagnol a adjugé 1,12 milliard d'euros de dette à deux ans et 1,42 milliard d'euros de dette à dix ans à des ratios de couverture en hausse, respectivement à 3,3 et 2,4 contre 2,0 et 2,2 lors de précédentes adjudications de ce type.

Le rendement du papier à deux ans est ressorti en baisse, à 3,463% contre 3,495% lors d'une adjudication en octobre, et celui du dix ans en hausse, à 5,743% contre 5,403% en janvier.

Les Bourses européennes comme la monnaie unique ont réduit leurs gains quelques minutes après les résultats de l'adjudication, les investisseurs jugeant ceux-ci mitigés, avant de retrouver des couleurs à la suite d'une émission de dette française conforme aux attentes.

"Les ratios de couverture tant pour le deux ans que le dix ans sont plutôt bons, mais les rendements sont clairement élevés", résume Nick Stamenkovic, stratège obligataire pour Ria Capital Markets.

"Le vrai problème de l'Espagne reste un problème de situation budgétaire et de croissance. Jusqu'à ce qu'on ait des signes que le gouvernement est bien en train de mettre en oeuvre son programme de consolidation budgétaire à moyen terme, ainsi que des signes de vie de l'économie espagnole, les investisseurs s'inquièteront de la trajectoire du ratio dette sur PIB (produit intérieur brut) à moyen terme", souligne-t-il.

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<p>L'Espagne a plac&eacute; jeudi pour 2,5 milliards d'euros de dette souveraine -soit autant qu'escompt&eacute;- mais au prix de co&ucirc;ts d'emprunt &agrave; dix ans en hausse, signe que le pays doit encore rassurer les investisseurs sur sa capacit&eacute; &agrave; juguler son d&eacute;ficit budg&eacute;taire. /Photo prise le 19 avril 2012/EUTERS/Sergio Perez</p>