Le Japon promet d'apporter 60 milliards de dollars au FMI

mardi 17 avril 2012 14h21
 

par Tetsushi Kajimoto

TOKYO (Reuters) - Le Japon a promis mardi de fournir 60 milliards de dollars (plus de 45 milliards d'euros) de prêts au Fonds monétaire international, devenant ainsi le premier pays non européen à s'engager financièrement à accroître la puissance de feu du FMI pour contenir la crise de la dette dans la zone euro.

La contribution financière du Japon, qui sera officiellement annoncée lors de la réunion des ministres des Finances du G20 cette semaine, encouragera d'autres pays à suivre, a estimé le ministre des Finances Jun Azumi, lors d'une conférence de presse.

Cette contribution porte le total des engagements au FMI à environ 310 milliards de dollars. Les pays de la zone euro ont dit qu'ils apporteraient environ 200 milliards de dollars et d'autres pays européens quelque 50 milliards supplémentaires.

Le FMI a dit en janvier vouloir accroître ses ressources financières de 600 milliards de dollars pour se prémunir contre tout effet de contagion de la crise européenne de la dette. Mais l'obtention d'engagements fermes, lors des réunions du FMI, de la banque mondiale et du G20 à la fin de cette semaine à Washington, s'annonce difficile.

Les Etats-Unis ont notamment fait savoir qu'ils ne participeraient pas à ces efforts. Le Canada a estimé que l'Europe disposait de suffisamment de fonds. D'autre pays, notamment la Chine, le Brésil et la Russie, se sont dit prêts à contribuer à l'effort financier, mais à condition d'obtenir en échange davantage de droits de vote au sein du FMI.

Dans un entretien au quotidien financier italien Il Sole 24 Ore, la directrice générale du FMI Christine Lagarde dit toutefois espérer parvenir cette semaine à un large consensus sur la question.

"J'espère vraiment cette semaine atteindre la masse critique de plus de 400 milliards de dollars. Nous sommes déterminés à faire tout ce que nous pouvons", dit-elle.

"Je suis prête à laisser la question ouverte pour quelques semaines : certains pays ont besoin d'un peu plus de temps pour une approbation par leur parlement."   Suite...