April 17, 2012 / 11:04 AM / 5 years ago

BNP se défend de réduire ses impôts grâce à ses implantations

3 MINUTES DE LECTURE

<p>Interrog&eacute; par la commission d'enqu&ecirc;te du S&eacute;nat sur l'&eacute;vasion des capitaux hors de France, le pr&eacute;sident de BNP Paribas Baudouin Prot s'est d&eacute;fendu de chercher &agrave; r&eacute;duire les imp&ocirc;ts du groupe &agrave; travers ses diff&eacute;rentes implantations dans le monde, et principalement dans les paradis fiscaux. /Photo prise le 17 f&eacute;vrier 2012/Charles Platiau</p>

PARIS (Reuters) - BNP Paribas s'est défendu mardi devant le Sénat de chercher à réduire ses impôts à travers ses différentes implantations dans le monde, et principalement dans les paradis fiscaux.

Interrogé par la commission d'enquête du Sénat sur l'évasion des capitaux hors de France, son président, Baudouin Prot, a rappelé que la banque, implantée dans 80 pays dans le monde, n'était présente que dans deux Etats figurant sur la liste des paradis fiscaux non coopératifs dressée par l'Etat français, à savoir le Brunei et les Philippines.

"Notre groupe ne se livre à aucun déplacement de ses activités pour les abriter dans des pays à fiscalité privilégiée", a déclaré le président de BNP Paribas aux sénateurs.

"Ces implantations n'ont pas pour but de nous faire échapper à l'impôt qu'ils soient français ou étrangers", a ajouté Baudouin Prot. "La formation de nos résultats hors de France n'est en aucun cas fonction des taux d'imposition des pays où nous exerçons nos activités"

Prié de décrire la nature des activités exercées dans les deux pays non coopératifs, la banque a expliqué avoir une succursale de financement à l'exportation aux Philippines et des activités de gestion d'actifs pour les fonds souverains et les investisseurs institutionnels au Brunei.

Baudouin Prot a également contesté des informations de presse selon lesquelles la banque avait 189 implantations dans des paradis fiscaux, jugeant ce chiffre "fantaisiste".

"Ces chiffres, nous les contestons formellement", a fait savoir le président de BNP Paribas.

"Il n'est pas raisonnable d'assimiler des pays de l'Union européenne à des paradis fiscaux", a-t-il ajouté en allusion à la Grande-Bretagne, les Pays-Bas, la Belgique et le Luxembourg.

Matthieu Protard, édité par Jean-Michel Bélot

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