L'Etat argentin veut prendre le contrôle d'une filiale de Repsol

lundi 16 avril 2012 23h37
 

BUENOS AIRES (Reuters) - La présidente de l'Argentine Cristina Fernandez a annoncé lundi qu'elle demanderait au Congrès l'expropriation de 51% du capital du groupe d'énergie YPF, s'attirant immédiatement les mises en garde d'importants partenaires commerciaux et en particulier une réaction très vive de l'Espagne.

La question énergétique figure au premier plan des préoccupations du gouvernement argentin en un moment où la situation des finances publiques de la troisième économie latino-américaine s'aggrave.

Le bruit courait depuis des mois que Buenos Aires avait l'intention de nationaliser YPF, filiale du pétrolier espagnol Repsol, faisant plonger l'action du groupe argentin.

"Si cette politique continue -épuisement des gisements, pas de prospection et pratiquement pas d'investissement- le pays finira pas n'avoir plus aucun avenir viable, non pas en raison d'un manque de ressources mais à cause de la politique menée par une entreprise", a dit Fernandez.

Sur la participation ainsi expropriée, l'Etat argentin s'octroierait une part de 51%, le reste allant aux provinces pétrolières de l'Argentine.

Repsol détient 57% d'YPF et l'on ne connait pas pour l'instant les répercussions exactes de la décision argentine sur ses avoirs.

YPF n'a fait aucun commentaire mais Repsol a dit que la décision argentine était illégale et qu'il étudiait un recours en justice. "Repsol considère cette mesure comme tout à fait illégale et gravement discriminatoire", a-t-il dit dans un communiqué.

Il a ajouté que cette décision réduirait sa dette nette de 1,6 milliard d'euros.

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<p>La pr&eacute;sidente argentine Cristina Fernandez compte demander au Congr&egrave;s l'expropriation de 51% du capital du groupe d'&eacute;nergie YPF, filiale du p&eacute;trolier espagnol Repsol, s'attirant imm&eacute;diatement les mises en garde d'importants partenaires commerciaux. /Photo prise le 16 avril 2012/REUTERS</p>