SocGen estime la correction européenne à la moitié du chemin

jeudi 12 avril 2012 16h52
 

par Blaise Robinson et Juliette Rouillon

PARIS (Reuters) - Les marchés d'actions restent globalement vulnérables et devraient encore perdre du terrain en Europe, où la correction n'en est qu'à la moitié du chemin, estime le responsable de la stratégie mondiale d'allocation d'actifs de la Société générale.

L'annonce probable au mois de juin d'un troisième programme de "quantitative easing (QE)" aux Etats-Unis devrait calmer le mouvement de baisse entamé mi-mars, a toutefois ajouté Alain Bokobza lors d'un entretien accordé à Reuters.

L'indice paneuropéen EuroStoxx 50 a reperdu près de 11% depuis le retournement du 16 mars, après un bond en avant de l'ordre de 25% depuis fin novembre.

Le stratégiste de la banque attribue le retournement à la baisse du marché à trois facteurs: le regain d'inquiétudes sur la dette en zone euro, notamment en Espagne, le retour à un plus grand réalisme concernant l'économie américaine après un excès d'optimisme et le ralentissement de la croissance en Chine.

"Nous avions recommandé de protéger les portefeuilles après une période d'euphorie un peu excessive. Nous sommes probablement à la moitié du chemin dans cette correction", a-t-il dit.

En Espagne, il estime que le risque d'un accident sérieux, avec une restructuration de la dette, reste très marginal, mais n'exclut pas que Madrid puisse avoir besoin d'un soutien du Mécanisme européen de stabilité (MES) à un moment ou à un autre.

En Chine, Alain Bokobza s'attend à ce que la publication imminente du produit intérieur brut (PIB) du premier trimestre confirme le ralentissement et déçoive encore les marchés.

"Il suffit de penser à toutes les entreprises cotées, en Europe et aux Etats-Unis, qui sont impliquées dans l'économie chinoise - comme les valeurs minières, d'infrastructure, de biens d'équipement - qui sont en train de corriger assez fortement parce que les gens se rendent compte que la Chine ne va pas délivrer une croissance aussi forte qu'auparavant."   Suite...