Dernier programme de stabilité avant la présidentielle

mercredi 11 avril 2012 15h31
 

PARIS (Reuters) - Le gouvernement français a présenté mercredi son dernier programme de stabilité avant l'élection présidentielle, qui confirme la volonté d'équilibrer les comptes fin 2016.

Le texte, qui sera ensuite présenté à la Commission européenne, prévoit que le déficit public sera réduit à 4,4% du produit intérieur brut fin 2012, 3% fin 2013, 2% fin 2014, 1% fin 2015 et zéro fin 2016. Ce déficit est estimé à 5,2% fin 2011, soit environ 100 milliards d'euros.

Les hypothèses de croissance sont également les mêmes que celles retenues par le président Nicolas Sarkozy pour son programme présidentiel: 0,7% cette année, 1,75% en 2013 puis 2% par an jusqu'à 2016.

La trajectoire de dette est moins favorable que celles retenues par les principaux candidats : 89,0% fin 2012, 89,2% fin 2013, 88,4% fin 2014, 86,4% fin 2015 et 83,2% fin 2016.

Nicolas Sarkozy prévoit de combler le déficit public d'ici fin 2016 et de dégager un excédent de 0,5% fin 2017, le premier depuis 1974.

Le candidat socialiste François Hollande prévoit de revenir à l'équilibre un an plus tard, fin 2017, un délai qui fait crier la droite à l'irresponsabilité et au risque de crise.

"Ce programme de stabilité devrait être la boussole de tous les candidats", a dit la ministre du Budget et porte-parole du gouvernement, Valérie Pécresse, mettant en garde contre les "conséquences incalculables" d'un report du retour à l'équilibre.

"En repoussant cet engagement au delà de la fin du prochain quinquennat, c'est-à-dire en 2017, François Hollande ne respecte pas la parole de la France et envoie un signal extrêmement négatif qui peut avoir des conséquences potentiellement dramatiques", a-t-elle dit lors du compte rendu du conseil des ministres.

Le ministre des Finances, François Baroin, a quant à lui évoqué devant la commission des finances de l'Assemblée nationale "un risque sérieux".   Suite...

 
<p>Le gouvernement a pr&eacute;sent&eacute; mercredi son dernier programme de stabilit&eacute; avant l'&eacute;lection pr&eacute;sidentielle, qui confirme la volont&eacute; d'&eacute;quilibrer les comptes fin 2016. Le texte, qui sera ensuite pr&eacute;sent&eacute; &agrave; la Commission europ&eacute;enne, pr&eacute;voit que le d&eacute;ficit public sera r&eacute;duit &agrave; 4,4% du produit int&eacute;rieur brut fin 2012, 3% fin 2013, 2% fin 2014, 1% fin 2015 et z&eacute;ro fin 2016. Ce d&eacute;ficit est estim&eacute; &agrave; 5,2% fin 2011. /Photo d'archives/REUTERS/Dado Ruvic</p>