Mue laborieuse des banques dans le financement de projets

mardi 10 avril 2012 18h35
 

par Christian Plumb

PARIS (Reuters) - Les banques françaises, réticentes à financer directement les entreprises dans un contexte de crise et de nouvelle réglementation, deviennent plus sélectives dans leur politique de crédit et s'efforcent de trouver de nouveaux mécanismes de financement susceptibles d'alléger leur bilan.

L'expérience récemment vécue par le groupe pétrolier norvégien Det Norske en témoigne.

En 2010, Det Norske s'était tourné vers BNP Paribas pour l'aider à monter en tant que chef de file une ligne de crédit de 4,5 milliards de couronnes (792 millions de dollars). Mais il a trouvé porte close le mois dernier lorsqu'il a cherché à emprunter 500 millions de dollars, et il n'a eu d'autre choix que de se tourner vers des banques scandinaves comme DNB, Nordea et SEB.

"Cela montre à quel point les choses évoluent", souligne Yannick Naud, gérant de portefeuille chez Glendevon King Asset Management, à Londres.

"Dans ce type de financement, il est difficile de gagner des parts de marché, et en perdre prend aussi du temps probablement", ajoute-t-il. "Mais en vitesse de croisière, si vos coûts de financement sont trop élevés, vous n'êtes pas en mesure de garder la cadence."

Jusqu'à l'été dernier, tant que la liquidité en dollar était abondante et bon marché, les opérations de financement dans le secteur de l'énergie étaient un terrain de chasse prometteur pour des établissements comme BNP Paribas.

Mais la crise de la dette souveraine en zone euro et la raréfaction des ressources en dollar ont radicalement changé la donne dans la banque de financement et d'investissement (BFI).

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