Dior entame une nouvelle ère avec Raf Simons

mardi 10 avril 2012 14h30
 

par Pascale Denis

PARIS (Reuters) - Dior, sans couturier pendant plus d'un an, s'apprête à tourner une nouvelle page de son histoire avec la nomination d'un directeur artistique aux antipodes de John Galliano, licencié par la maison de couture en mars 2011 pour injures à caractère antisémite.

Après des mois d'intenses spéculations et une longue liste de candidats potentiels, dont Marc Jacobs, le styliste de Louis Vuitton, Alber Elbaz (Lanvin) ou Haider Ackermann, Christian Dior a opté pour Raf Simons, considéré par les milieux de la mode comme l'un des plus doués de sa génération.

Talentueux représentant de l'"école belge" (Dries van Noten, ou Martin Margiela), cet homme discret était depuis 2005 le directeur artistique de Jil Sander et avait redonné à la maison allemande sa place dans le concert des grands noms de la mode.

Il est connu pour son goût de l'épure, ses lignes minimalistes, très éloignées des effusions exubérantes de son prédécesseur.

"On sort de l'ère baroque et rococo pour entrer dans un univers plus posé, avec un couturier qui a une vraie intelligence du vêtement", commente un spécialiste de la mode qui a souhaité garder l'anonymat.

Dior, maison mère de LVMH, géant mondial du luxe, a fait selon lui un choix "magistral" qui "redonne une forme de "dignité à la création".

Cette nomination, qui intervient peu après celle d'Hedi Slimane chez Yves Saint Laurent (groupe PPR), devrait apporter une nouvelle bouffée créatrice à deux maisons emblématiques.

Elle n'a cependant guère surpris, le couturier anversois étant donné comme largement favori depuis plusieurs semaines.   Suite...

 
<p>Dior, sans couturier pendant plus d'un an, s'appr&ecirc;te &agrave; tourner une nouvelle page de son histoire avec la nomination de Raf Simons comme directeur artistique, un cr&eacute;ateur consid&eacute;r&eacute; par les milieux de la mode comme l'un des plus dou&eacute;s de sa g&eacute;n&eacute;ration, mais aux antipodes de John Galliano. /Photo d'archives/REUTERS/Issei Kato</p>