Créations d'emplois au ralenti aux Etats-Unis, chômage en baisse

vendredi 6 avril 2012 17h36
 

par Lucia Mutikani

WASHINGTON (Reuters) - L'économie américaine a créé nettement moins d'emplois qu'attendu en mars, ce qui devrait prolonger le débat sur la nécessité pour la Réserve fédérale d'adopter de nouvelles mesures de soutien à la croissance, même si le taux de chômage, à 8,2%, est au plus bas depuis trois ans.

A 120.000 seulement en mars selon les chiffres publiés vendredi par le département du Travail, le nombre des créations d'emplois est le plus faible depuis octobre. Les économistes interrogés par Reuters en anticipaient 203.000 et un taux de chômage inchangé à 8,3%.

Le détail des statistiques montre entre autres que le secteur de la distribution a réduit ses effectifs pour le deuxième mois consécutif, ce qui a pesé sur la croissance de l'ensemble du secteur des services, le plus important dans l'économie américaine.

Dans l'industrie manufacturière, l'emploi est reparti à la hausse mais le volume d'heures travaillé a reculé.

Cette moindre croissance de l'emploi reflète vraisemblablement une atténuation de l'effet bénéfique d'un hiver anormalement doux. L'évolution du marché de l'emploi se rapproche ainsi de celle de l'ensemble de l'économie, qui a montré des signes de ralentissement ces dernières semaines.

Les futures d'indices de Wall Street ont sensiblement baissé en réaction à cette statistique, de l'ordre de 1,2% pour le Standard & Poor's 500. Le New York Stock Exchange est fermé ce vendredi en raison des fêtes de Pâques.

Les cours des emprunts d'Etat américains ont nettement progressé, les rendements s'orientant à la baisse en réaction à l'anticipation par certains investisseurs d'un nouveau plan de rachats de titres par la banque centrale. Le dollar, lui, cédait du terrain face à l'euro après être brièvement tombé sous 1,31 pour un euro.

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<p>Site de construction d'une maison en Californie. Le nombre d'emplois cr&eacute;&eacute;s a &eacute;t&eacute; largement inf&eacute;rieur aux pr&eacute;visions en mars aux Etats-Unis, ce qui laisse penser que la R&eacute;serve f&eacute;d&eacute;rale dispose d'une marge de manoeuvre pour un nouvel assouplissement mon&eacute;taire, m&ecirc;me si le taux de ch&ocirc;mage est tomb&eacute; &agrave; un plus bas de trois ans de 8,2%. /Photo prise le 20 mars 2012/REUTERS/Mike Blake</p>