EDF et Alstom premiers gagnants de l'éolien offshore

vendredi 6 avril 2012 16h05
 

PARIS (Reuters) - EDF Energies nouvelles et Alstom sont les grands gagnants du premier appel d'offres pour l'installation d'éoliennes au large des côtes françaises de la Manche, un deuxième étant prévu au second semestre pour atteindre l'objectif fixé à l'horizon 2020.

Cet appel d'offres, destiné à donner le coup d'envoi au secteur des éoliennes offshore, doit aider la France à rattraper le retard qu'elle a accumulé sur d'autres pays européens en termes d'énergies renouvelables et réduire sa dépendance vis-à-vis du nucléaire.

Le ministre de l'Industrie, Eric Besson, a annoncé vendredi l'attribution de marchés représentant une puissance cumulée de 2.000 mégawatts, l'équivalent de deux petits réacteurs nucléaires.

Ces capacités sont inférieures d'un tiers au chiffre initialement prévu, le champ du Tréport (Seine-Maritime-Somme) n'ayant pas été attribué faute d'une concurrence suffisante.

Le consortium formé par EDF et Alstom avec le danois Dong Energy remporte ainsi trois des cinq champs en jeu : Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), Fécamp (Seine-Maritime) et Courseulles-sur-Mer (Calvados), soit un volume d'environ 240 éoliennes.

L'Espagnol Iberdrola et le groupe français Areva se voient de leur côté attribuer conjointement le champ de Saint-Brieuc (Côtes d'Armor), qui devrait rassembler 100 éoliennes.

GDF Suez, qui avait aussi formé un consortium avec Areva, n'obtient rien à ce stade mais pourra concourir au deuxième appel d'offres.

"Cette décision va permettre à la France de poursuivre le développement des énergies renouvelables qui sont, à côté de l'énergie nucléaire l'un des deux piliers de notre politique énergétique", a dit Eric Besson lors d'une conférence de presse.

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<p>Champ d'&eacute;oliennes au large des c&ocirc;tes du Kent, dans le sud de l'Angleterre. EDF et Alstom apparaissent comme les grands gagnants de l'appel d'offres sur l'installation d'&eacute;oliennes au large des c&ocirc;tes de la Manche, repr&eacute;sentant une puissance cumul&eacute;e de 2.000 m&eacute;gawatts, soit un tiers de moins que pr&eacute;vu. /Photo d'archives/REUTERS/Stefan Wermuth</p>