Les taux de la BCE inchangés malgré les risques sur l'activité

mercredi 4 avril 2012 16h34
 

FRANCFORT (Reuters) - La Banque centrale européenne (BCE) a laissé mercredi ses taux directeurs inchangés à leur plus bas historique, résistant aux appels en faveur d'une sortie des mesures prises pour lutter contre la crise de la dette souveraine et soutenir une reprise toujours chancelante dans la zone euro.

Une série d'indicateurs économiques récents et la remontée des coûts d'emprunt de l'Espagne ont ravivé les craintes d'une rechute de la zone euro en récession et d'une résurgence de la crise de la dette souveraine.

"Les risques baissiers sur les perspectives économiques prédominent", a déclaré le président de la BCE, Mario Draghi, lors de la conférence de presse qui suit traditionnellement l'annonce de la décision du conseil des gouverneurs sur les taux d'intérêt.

Le taux de refinancement est resté fixé à 1,0%, le taux de la facilité de dépôt à 0,25% et le taux de prêt marginal à 1,75%.

Menées par la Bundesbank, plusieurs banques centrales des pays les moins endettés et les mieux notés de la zone euro veulent que la BCE en revienne à une politique monétaire plus orthodoxe.

La BCE, sous la houlette de son nouveau président Mario Draghi, a mené en décembre et en février deux opérations de refinancement à trois ans qui lui ont permis d'injecter plus de 1.000 milliards d'euros dans le système financier.

Le groupe emmené par la Bundesbank redoute que ces mesures, qui ont vraisemblablement évité une crise de liquidité dans la zone euro, n'entraînent des pressions inflationnistes.

Interrogé sur la stratégie de sortie des mesures de politiques monétaires non conventionnelles, Mario Draghi a estimé que le sujet était prématuré, ajoutant : "Je pense que le président de la BCE est celui qui a le dernier mot là-dessus."

MESURES TEMPORAIRES   Suite...

 
<p>Mario Draghi, pr&eacute;sident de la BCE. La Banque centrale europ&eacute;enne a sans surprise laiss&eacute; ses taux directeurs inchang&eacute;s &agrave; un plus bas historique, r&eacute;sistant aux appels en provenance d'Allemagne en faveur d'une sortie des mesures prises pour lutter contre la crise de la dette de zone euro. /Photo prise le 30 mars 2012/REUTERS/Fabian Bimmer</p>