L'inflation empêche la BCE de soutenir la croissance

mercredi 4 avril 2012 10h13
 

par Sakari Suoninen

FRANCFORT (Reuters) - La persistance d'une inflation élevée empêchera mercredi la Banque centrale européenne (BCE) de prendre la moindre initiative pour soutenir la reprise toujours fragile de la zone euro, en dépit du regain d'inquiétude suscité par l'Espagne.

Même si le président de la BCE, Mario Draghi, assure que le plus gros de la crise de la dette est passé, la situation espagnole et celle du Portugal alimentent de nouveau les doutes.

Mais l'institution de Francfort estime qu'elle a accompli tout ce qui était en son pouvoir et qu'il appartient désormais aux gouvernements et aux banques de gérer la crise de la dette et ses conséquences.

Le conseil des gouverneurs de la BCE, qui se réunit ce mois-ci mercredi et non jeudi comme à l'habitude, en raison du week-end de Pâques, doit naviguer entre, d'une part, des pressions inflationnistes toujours fortes et les risques de récession d'autre part. Deux facteurs qui s'annulent peu ou prou.

Le risque d'une rechute en récession de l'ensemble de la zone euro reste présent malgré l'injection par la BCE de plus de 1.000 milliards d'euros de liquidités dans le système financier depuis la fin décembre. Une action massive dont les retombées sont encore difficiles à percevoir : malgré une hausse plus forte qu'attendu de la masse monétaire en février, l'activité du secteur manufacturier a décéléré en mars en Allemagne et en France.

En conséquence, même si l'inflation, à 2,6% en mars, reste supérieure à l'objectif, la BCE ne devrait pas durcir sa politique mercredi.

RISQUE ESPAGNOL

Elle devrait en effet veiller à ne pas répéter l'erreur commise l'an dernier: deux hausses de taux décidées en début d'année sur lesquelles elle a été obligée de revenir en raison de la crise de la dette.   Suite...

 
<p>Selon les analystes interrog&eacute;s par Reuters, la persistance d'une inflation &eacute;lev&eacute;e devrait emp&ecirc;cher ce mercredi la Banque centrale europ&eacute;enne (BCE) de prendre la moindre initiative pour soutenir la reprise toujours fragile de la zone euro, en d&eacute;pit du regain d'inqui&eacute;tude suscit&eacute; par l'Espagne. /Photo prise le 29 septembre 2011/REUTERS/Ralph Orlowski</p>