James Murdoch démissionne de la présidence de BSkyB

mardi 3 avril 2012 18h41
 

par Kate Holton et Georgina Prodhan

LONDRES (Reuters) - James Murdoch a démissionné mardi de la présidence du conseil d'administration de BSkyB pour tenter d'éviter au premier bouquet de télévision satellite en Grande-Bretagne les éventuelles conséquences du scandale des écoutes téléphoniques ébranlant News Corp, sa maison mère.

Ce scandale a conduit l'autorité britannique des télécommunications, Ofcom, à réfléchir au bien-fondé de l'attribution d'une licence à BSkyB, détenu à 39% par News Corp.

"Je suis conscient du fait que ma fonction de président pourrait attirer la foudre sur BSkyB et je pense que ma démission permettra d'éviter tout amalgame avec des événements qui affectent une autre société", a-t-il déclaré.

James Murdoch, 39 ans, est directeur général adjoint de News Corp, le groupe de son père, Rupert Murdoch. Il a dirigé News International, la branche presse britannique du groupe, dont dépendait News of the World, le journal au coeur du scandale des écoutes téléphoniques.

"Comme une attention continue d'être portée à des événements passés au sein de News International, je suis déterminé à faire en sorte que les intérêts de BSkyB ne soient pas sapés par des questions ne relevant pas du domaine de cette société", écrit James Murdoch dans une lettre adressée au conseil d'administration de BSkyB.

Il est remplacé par Nicholas Ferguson, jusqu'alors administrateur indépendant du conseil. Il restera tout de même au sein du conseil d'administration.

James Murdoch est arrivé à la tête de News International alors que les écoutes téléphoniques semblaient s'être raréfiées. Il est toutefois critiqué pour son incapacité à prendre conscience de l'ampleur du phénomène.

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<p>James Murdoch a annonc&eacute; mardi sa d&eacute;mission de la pr&eacute;sidence de BSkyB, esp&eacute;rant ainsi &eacute;viter &agrave; la premi&egrave;re soci&eacute;t&eacute; de t&eacute;l&eacute;vision payante britannique de subir les retomb&eacute;es de l'affaire des &eacute;coutes t&eacute;l&eacute;phoniques clandestines qui a affect&eacute; son actionnaire News Corp. /Photo prise le 29 f&eacute;vrier 2012/REUTERS/Olivia Harris</p>