Avon rejette une offre de 10 milliards de dollars d'Avon

lundi 2 avril 2012 18h25
 

par Phil Wahba

(Reuters) - Le groupe américain de cosmétiques Coty a annoncé lundi avoir offert 10 milliards de dollars (7,5 milliards d'euros) pour racheter Avon, le spécialiste de la vente directe de produits de beauté affaibli par le déclin de ses ventes et une enquête pour corruption, mais sa cible a repoussé cette proposition.

Coty, connu entre autres pour ses parfums de célébrités comme Beyoncé ou Lady Gaga, a précisé qu'il n'avait pas l'intention de lancer une opération hostile mais qu'il n'était pas parvenu à obtenir d'Avon l'ouverture de discussions.

Le groupe non coté, dont la majorité du capital est détenue par la holding financière allemande Joh. A. Benckiser, offre 23,25 dollars par action Avon, soit une prime de 20% sur le cours de clôture du titre vendredi à New York (19,36 dollars).

Vers 15h15 GMT, l'action Avon gagnait 14,7% à 22,22 dollars après avoir bondi de 18% plus tôt en séance.

Avon a déclaré dans un communiqué avoir rejeté une offre qui, selon lui, le "sous-évalue considérablement".

Mais les analystes estiment que le conseil d'administration d'Avon ne devrait pas balayer cette offre d'un revers de main, vu les problèmes que traverse actuellement l'entreprise.

"C'est une opportunité que le conseil devrait sérieusement prendre en considération", commente Ali Dibadj, analyste pour Sanford C. Bernstein & Co. Il souligne qu'Avon ne devrait guère attiser la convoitise, si ce n'est celle d'un autre vendeur direct.

Dans ce contexte, l'offre de Coty n'est pas excessivement basse, juge-t-il, estimant que Coty reviendra à la charge avec une offre plus élevée.   Suite...

 
<p>Produits de beaut&eacute; de la marque Avon. Le sp&eacute;cialiste de la vente directe a repouss&eacute; lundi l'offre de rachat de 10 milliards de dollars (7,5 milliards d'euros) du groupe am&eacute;ricain de cosm&eacute;tiques Coty, estimant que cette proposition le "sous-&eacute;value consid&eacute;rablement". /Photo d'archives/REUTERS/Eric Thayer</p>