La guerre des prix fait bouger les lignes, limogeages en série

jeudi 29 mars 2012 13h47
 

par Marc Joanny

PARIS (Reuters) - Des consommateurs français au pouvoir d'achat stagnant, voire en régression, ne laissent pas d'alternative: la guerre des prix est partout déclarée et s'intensifie, faisant des victimes jusque dans les bureaux feutrés des directions générales.

Economes et volatils, les consommateurs chassent les bonnes affaires, n'hésitant pas à visiter plusieurs magasins ou à surfer sur le net pour dénicher les meilleurs prix.

"Les consommateurs sont aux prises avec un premier tour de vis fiscal, des hausses de prix, un gel des salaires, sans oublier les conséquences de la hausse du chômage qui les poussent à épargner en taillant dans leurs dépenses", résume Alexandre Mirlicourtois, économiste à l'institut Xerfi.

"Dans ce contexte de jeu à somme nulle où tout ce qui est gagné par les uns est perdu par les autres, les stratégies de court terme des producteurs comme des distributeurs sont très contraintes et passent par la domination par les prix et les coûts", ajoute-t-il.

"C'est ce qu'illustre l'arrivée de Free Mobile."

Franck Esser, patron de l'opérateur mobile SFR, qui contribue à hauteur de 40% aux résultats opérationnels de sa maison mère Vivendi, vient d'être limogé pour n'avoir pas bien anticipé l'arrivée de Free (Iliad).

C'est le dernier exemple en date. Dans les grands groupes dont le marché français représente encore une part importante du chiffre d'affaires et des profits, il ne fait pas bon être responsable de la France.

Chez Carrefour, le remplacement en mai du directeur exécutif pour la France n'a pas permis au PDG du leader de la distribution alimentaire en France de sauver sa tête et Lars Olofsson partira en juin.   Suite...

 
<p>Des consommateurs fran&ccedil;ais au pouvoir d'achat stagnant, voire en r&eacute;gression, ne laissent pas d'alternative: la guerre des prix est partout d&eacute;clar&eacute;e et s'intensifie, faisant des victimes jusque dans les bureaux feutr&eacute;s des directions g&eacute;n&eacute;rales. /Photo d'archives/REUTERS/Eric Gaillard</p>