La France soutient l'appel à utiliser les stocks pétroliers

mercredi 28 mars 2012 19h26
 

PARIS (Reuters) - La France travaille avec les Etats-Unis et la Grande-Bretagne à une éventuelle utilisation des stocks stratégiques de pétrole, ont déclaré mercredi les ministres de l'Energie et du Budget.

Le but est de faire baisser les prix des carburants, dont la hausse menace l'activité économique et l'emploi, à moins d'un mois du premier tour de l'élection présidentielle en France.

Ces prix ont fortement augmenté avec la hausse des prix du pétrole, dont le baril de la Mer du Nord (Brent) se traite à près de 125 dollars, un niveau seulement récemment dépassé mi-2008 à près de 150 dollars.

Le litre d'essence s'est ainsi approché de 2 euros dans certaines stations parisiennes les plus chères, selon le comparateur de prix du ministère de l'Economie ( here ).

"La France accompagne les Etats-Unis et la Grande-Bretagne dans les consultations de l'AIE (Agence internationale de l'énergie) qui pourraient permettre de puiser dans nos réserves énergétiques pour casser la spéculation", a dit Valérie Pécresse, porte-parole du gouvernement et ministre du Budget.

"Nous sommes en phase de consultation à l'Agence internationale de l'énergie, vous savez que l'avis de l'agence est un pré-requis pour pouvoir puiser dans ces réserves", a-t-elle poursuivi lors du compte rendu du conseil des ministres.

En parallèle, "nous travaillons aussi à convaincre les pays producteurs d'énergie à mettre davantage de ressources sur les marchés".

RISQUES POLITIQUE ET ÉCONOMIQUE

Le ministre de l'Energie, Eric Besson, a quant à lui déclaré : "Ce sont les Etats-Unis qui ont demandé et la France a accueilli favorablement cette hypothèse". "On attend les conclusions de l'Agence internationale de l'énergie."   Suite...

 
<p>Selon les ministres de l'Energie et du Budget, la France travaille avec les Etats-Unis et la Grande-Bretagne sur l'objectif d'utiliser les stocks strat&eacute;giques de p&eacute;trole. Le but est de faire baisser les prix des carburants, dont la hausse menace l'activit&eacute; &eacute;conomique et l'emploi, &agrave; moins d'un mois du premier tour de l'&eacute;lection pr&eacute;sidentielle. /Photo d'archives/REUTERS/Eric Gaillard</p>