La croissance US reste faible face au chômage, dit Bernanke

lundi 26 mars 2012 17h36
 

WASHINGTON (Reuters) - La croissance de l'économie américaine devra s'accélérer pour que les créations d'emplois fassent reculer davantage le taux de chômage, a déclaré lundi le président de la Réserve fédérale, Ben Bernanke.

Le repli récent du taux de chômage, revenu à 8,3% en février contre 9,1% l'été dernier, est "quelque peu déconnecté" du rythme encore modeste de la croissance économique, a-t-il expliqué lors d'une conférence organisée par la National Association for Business Economics.

Le produit intérieur brut (PIB) des Etats-Unis a crû de 3% en rythme annualisé au quatrième trimestre de l'an dernier mais il devrait avoir ralenti à environ 2% sur les trois premiers mois de cette année.

Pour Ben Bernanke, la baisse récente du taux de chômage pourrait refléter la volonté des entreprises d'ajuster leurs effectifs après des suppressions de postes exceptionnellement massives durant la récession. Si c'est le cas, a-t-il poursuivi, l'embellie pourrait s'interrompre.

"Dans la mesure où cette inversion est achevée, une amélioration significative supplémentaire du taux de chômage nécessitera probablement une croissance plus rapide de la production et de la demande des consommateurs et des entreprises, un processus qui peut être soutenu par la poursuite de politiques accommodantes", a-t-il expliqué.

Les futures sur les indices boursiers américains ont amplifié leur hausse après ces déclarations tandis que les cours des emprunts d'Etat réduisaient leurs pertes et que le dollar s'orientait à la baisse face à l'euro et réduisait ses gains face au yen.

Les Bourses européennes, elles, ont accru leurs gains et l'indice FTSEurofirst 300 a inscrit son plus haut du jour peu après le discours du président de la Fed.

"QE3, me voilà?", résumait un trader allemand en référence à une éventuelle troisième phase de la politique d'assouplissement quantitatif (quantitative easing) initiée par la Fed pour soutenir l'économie américaine.

LA HAUSSE DES SALAIRES PAS INFLATIONNISTE   Suite...

 
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