Ingenico se tourne vers l'Asie après son échec aux Etats-Unis

vendredi 23 mars 2012 18h45
 

par Alice Cannet

PARIS (Reuters) - Ingenico cherche des relais de croissance dans les services et les marchés émergents après l'abandon forcé de son projet d'acquisition aux Etats-Unis, qui devait lui permettre d'affronter le géant américain VeriFone.

Le PDG du spécialiste de terminaux de paiement, Philippe Lazare, a déclaré à Reuters déceler "une marge de progrès significative" en Asie du Sud-Est, où il est à l'affût d'acquisitions.

"L'année dernière a confirmé que les émergents sont vraiment les premiers moteurs de croissance et que le business model avec une part croissante de nos activités de services et de transactions (par rapport à) nos activités de terminaux est une stratégie qui fonctionne", a-t-il fait valoir lors d'un entretien.

Ingenico a dû repenser sa stratégie l'année dernière après avoir renoncé à racheter les actifs américains d'Hypercom à la suite d'une décision du département américain de la Justice d'engager une action antitrust.

Aux Etats-Unis, où le groupe compte parmi ses clients les groupes de distribution Wal-Mart et Home Depot, Ingenico attend beaucoup de la transition en cours des Etats-Unis vers les cartes à puce, prompte à entraîner un renouvellement des terminaux des magasins.

Ingenico, qui compte parmi ses concurrents Gemalto, First Data et Heartland Payment Systems, parie également sur les services de gestion des transactions et de maintenance des terminaux de paiement, pour ne plus avoir à compter que sur son coeur de métier, la fabrication et la vente de terminaux.

Cette activité de services devrait représenter 40% du chiffre d'affaires l'année prochaine contre 32% actuellement, a précisé Philippe Lazare.

Ingenico a annoncé le mois dernier avoir atteint pour la première fois en 2011 le seuil symbolique du milliard d'euros de chiffre d'affaires, porté par le dynamisme des pays émergents.   Suite...

 
<p>Le sp&eacute;cialiste de terminaux de paiement Ingenico cherche des relais de croissance dans les services et les march&eacute;s &eacute;mergents apr&egrave;s l'abandon forc&eacute; de son projet d'acquisition aux Etats-Unis, qui devait lui permettre d'affronter le g&eacute;ant am&eacute;ricain VeriFone. /Photo d'archives/REUTERS/Beck Diefenbach</p>