VW s'oppose à Fiat sur le rôle de l'UE dans les restructurations

jeudi 22 mars 2012 20h41
 

PARIS (Reuters) - L'industrie européenne n'a pas besoin de l'aide de Bruxelles pour résoudre ses problèmes de surcapacités de production, a déclaré jeudi un dirigeant de Volkswagen, s'opposant ainsi à l'administrateur délégué de Fiat, Sergio Marchionne, favorable à une intervention de l'Union.

Pour Christian Klinger, directeur des ventes et du marketing du constructeur allemand, le secteur automobile européen ferait mieux d'améliorer sa compétitivité plutôt que d'attribuer ses difficultés à des questions de surcapacités.

"Le débat autour de la surcapacité n'est peut être pas le meilleur", a-t-il dit, "lorsque l'on est compétitif, les questions ne se posent pas de la même manière."

Ces propos, tenus lors d'un événement organisé à Paris par le Journal de l'Automobile, illustrent les divergences d'opinions entre les groupes automobiles sur les difficultés traversées par le secteur.

Sergio Marchionne, qui dirige également l'Association des constructeurs automobiles européens (ACEA), a déclaré début mars que le secteur devait en appeler à l'Union européenne pour tenter de résoudre un problème qui, selon lui, plombe les résultats et affaiblit l'industrie face à une concurrence extra-communautaire de plus en plus présente.

Cette opinion a ensuite été soutenue par le président du directoire de PSA Peugeot Citroën, Philippe Varin.

"Marchionne peut dire tout ce qu'il veut", a dit Christian Klinger, "il n'y a pas de position de l'ACEA sur cette question."

Demander de l'aide à l'Union européenne "reviendrait à confier à Bruxelles une responsabilité qui n'est absolument pas de son ressort", a-t-il poursuivi.

Volkswagen est le seul constructeur européen d'envergure à être resté rentable l'an dernier en Europe, et ses ventes y ont augmenté de 7,8% alors que celles de l'ensemble du secteur reculaient de 1,4%.

Les ventes de PSA ont reculé de 8,8% et celles de Fiat de 12%.

Avec Christiaan Hetzner à Francfort, Nicolas Delame pour le service français, édité par Marc Angrand

 
<p>L'industrie europ&eacute;enne n'a pas besoin de l'aide de Bruxelles pour r&eacute;soudre ses probl&egrave;mes de surcapacit&eacute;s de production, a d&eacute;clar&eacute; jeudi un dirigeant de Volkswagen, s'opposant ainsi &agrave; l'administrateur d&eacute;l&eacute;gu&eacute; de Fiat, Sergio Marchionne, favorable &agrave; une intervention de l'Union. /Photo prise le 6 mars 2012/REUTERS/Valentin Flauraud</p>