Après la Chine, l'Inde boycotte le programme carbone de l'UE

jeudi 22 mars 2012 17h08
 

NEW DELHI (Reuters) - L'Inde a formellement emboîté le pas à la Chine en demandant jeudi à ses compagnies aériennes de refuser de participer au programme de l'Union européenne visant à taxer les émissions de carbone dans le transport aérien, confirmant ainsi ce qu'avait dit un haut responsable indien à Reuters.

"Alors que l'Union européenne a ordonné aux transporteurs indiens de lui soumettre dans le détail les émissions de leurs avions d'ici le 31 mars, aucune compagnie ne le fait en raison de la position du gouvernement", a déclaré Ajit Singh, ministre de l'Aviation civile.

"De ce fait, l'imposition d'une taxe carbone n'est pas un sujet", dit-il dans une lettre.

La Commission européenne n'était pas immédiatement disponible pour commenter l'information.

L'opposition de l'Inde au système d'échange des quotas d'émission de gaz à effet de serre (ETS) pourrait compromettre les chances de New Delhi de parvenir à un accord, actuellement en négociation, de libre-échange avec Bruxelles.

La Chine a la première interdit à son secteur du transport aérien de participer à ce programme.

Depuis le 1er janvier, toutes les compagnies aériennes desservant des aéroports de l'Union européenne sont soumises à un système d'échange des quotas d'émission de gaz à effet de serre (ETS).

Une compagnie n'observant pas ces règles s'expose à une taxe de 100 euros par tonne de carbone émise hors quotas autorisés. L'UE peut aller jusqu'à l'interdire de desservir des aéroports européens.

La Chine a suspendu l'achat d'Airbus représentant 14 milliards de dollars en raison du différend avec Bruxelles sur la taxe carbone. L'Inde est également un client important d'Airbus.   Suite...

 
<p>L'Inde a formellement embo&icirc;t&eacute; le pas &agrave; la Chine en demandant jeudi &agrave; ses compagnies a&eacute;riennes de refuser de participer au programme de l'Union europ&eacute;enne visant &agrave; taxer les &eacute;missions de carbone dans le transport a&eacute;rien. /Photo prise le 23 f&eacute;vrier 2012/REUTERS/Mariana Bazo</p>