Lagarde voit des signes de stabilisation de l'économie mondiale

dimanche 18 mars 2012 16h06
 

par Nick Edwards et Koh Gui Qing

PÉKIN (Reuters) - L'économie mondiale n'est plus au bord du précipice et des signes de stabilisation émergent de la zone euro et des Etats-Unis, mais l'endettement élevé des pays développés et la hausse des prix du pétrole présentent encore des risques importants, a averti dimanche le Fonds monétaire international (FMI).

"L'économie mondiale est peut-être sur le chemin de la reprise, mais il n'y a pas une très grande marge de manoeuvre et pas de place pour les erreurs de politique", a dit Christine Lagarde, directrice générale du FMI, dans un discours à Pékin.

Elle a souligné que les indicateurs économiques américains semblaient un peu plus positifs et que l'Europe avait fait un progrès notable dans la résolution de sa crise de la dette à travers ses récents efforts sur le dossier grec.

"Grâce à ces efforts collectifs, l'économie mondiale a évité le pire et nous avons des raisons d'être plus optimistes. Mais l'optimisme ne doit pas nous bercer dans l'illusion de la sécurité. Il y a encore des vulnérabilités économiques et financières majeures que nous devons affronter", a déclaré Christine Lagarde.

Parmi les trois risques majeurs pesant sur l'économie mondiale, elle a cité la fragilité persistante des systèmes financiers, plombés par des niveaux élevés d'endettement privé et public. Elle a estimé que les besoins de financement du secteur public et des banques de la zone euro représentaient environ 23% du produit intérieur brut (PIB).

"Deuxièmement, la hausse du prix du pétrole est en train de devenir une menace pour la croissance mondiale. Et, troisièmement, il y a un risque croissant que l'activité des économies émergentes ralentisse à moyen terme", a-t-elle ajouté.

Elle a répété que les économies développées devaient poursuivre leurs mesures de soutien macroéconomique et viser une politique budgétaire équilibrée, combinée à des réformes financières et institutionnelles, pour réparer les dégâts de la crise et restaurer leur compétitivité.

De leur côté, les pays émergents doivent savamment doser leurs politiques macroéconomiques de façon à se protéger des retombées du ralentissement des économies développées tout en évitant les risques de surchauffe, a souligné Christine Lagarde.   Suite...

 
<p>L'&eacute;conomie mondiale n'est plus au bord du pr&eacute;cipice et des signes de stabilisation &eacute;mergent de la zone euro et des Etats-Unis, mais l'endettement &eacute;lev&eacute; des pays d&eacute;velopp&eacute;s et la hausse des prix du p&eacute;trole pr&eacute;sentent encore des risques importants, estime Christine Lagarde, directrice g&eacute;n&eacute;rale du Fonds mon&eacute;taire international (FMI). /Photo prise le 1er mars 2012/REUTERS/Fran&ccedil;ois Lenoir</p>