Le fonds souverain norvégien opposé à l'échange de dette grecque

vendredi 16 mars 2012 12h42
 

OSLO (Reuters) - Le fonds souverain norvégien, premier investisseur en actions en Europe, a exhorté vendredi les dirigeants européens à s'attaquer résolument aux problèmes structurels du Vieux continent, tout en précisant avoir voté contre le programme de restructuration de la dette grecque.

Présentant ses résultats 2011, le Fonds de pension gouvernemental global (GPFG), alimenté par la manne pétrolière et gazière du pays nordique, a précisé qu'il aurait préféré une solution au cas grec qui ne privilégie pas certains créanciers au détriment des autres.

"Nous avons voté contre pour des raisons de principe", a déclaré à la presse Yngve Slyngstad, directeur général de Norges Bank Investment Management (NBIM), une division de la banque centrale norvégienne qui gère le fonds souverain.

"Comme investisseur de long terme, nous pensons qu'il est important de s'en tenir aux principes."

Il a souligné que la procédure d'échange de dette prévue dans le cadre du deuxième plan d'aide à Athènes n'avait pas mis tous les créanciers sur le même plan puisque que la Banque centrale européenne (BCE) a reçu un statut préférentiel.

Le fonds a par ailleurs insisté sur la nécessité de solutionner les difficultés actuelles du Vieux continent.

"Parce que plus de la moitié du fonds est investi en Europe, il est très important pour nous que les autorités parviennent à résoudre leurs considérables défis structurels et monétaires", a déclaré Yngve Slyngstad dans un communiqué.

Le fonds disposait de 3.312 milliards de couronnes norvégiennes (439 milliards d'euros) au 31 décembre, contre 3.055 milliards de couronnes à fin septembre.

La part du fonds investie en actions atteignait 58,7% en fin d'année dernière, contre 55,6% à la fin du troisième trimestre. Yngve Slyngstad a précisé que le fonds détenait 2,25% de l'ensemble du marché actions en Europe.   Suite...