Le résultat d'Intesa Sanpaolo dans le rouge au 4e trimestre

jeudi 15 mars 2012 17h27
 

par Silvia Aloisi

MILAN (Reuters) - Intesa Sanpaolo a subi une perte nette de 10,1 milliards d'euros au quatrième trimestre, la première banque de détail en Italie ayant, comme sa rivale UniCredit, passé des milliards d'euros de dépréciations pour renforcer un bilan affecté par la crise de la dette de la zone euro.

Elle précise dans le communiqué de ses résultats qu'elle devra réviser les objectifs de son "business plan" en raison des turbulences des marchés et du risque que l'économie italienne se contracte, peut-être de 2,2%, cette année.

"Nous ne savons pas ce qui nous attend mais nous n'en sommes pas moins bien préparés à affronter de solides obstacles", avait dit l'administrateur délégué Enrico Cucchiani à des analystes mercredi.

La banque affirme qu'elle a passé une "dépréciation très prudente" sur la survaleur de transactions passées. Elle ne donne pas de précisions sur ses 10,2 milliards de dépréciations mais des analystes expliquent qu'elles sont liées à la fusion d'où est née la banque en 2007 - représentant une valeur de 37 milliards de dollars à l'époque - et à l'achat de Carifirenze.

Ces dépréciations n'auront aucun impact sur le capital, la liquidité et le cash flow, un élément qui explique que l'action connaisse une hausse de 2,74% à 1,54 euro, les investisseurs étant soulagés que l'établissement ait assaini ses comptes, tirant un trait sur les pires moments d'une crise qui a également affecté durement les banques italiennes.

L'indice sectoriel européen gagnait 0,13% dans le même temps.

"Les résultats bruts sont bons, pas d'exceptionnels. Globalement, la banque est bien placée maintenant", dit un trader.

Malgré sa grosse perte, Intesa a dit qu'elle verserait un dividende de 0,05 euro par action contre 0,08 euro en 2010. Le ratio dur Tier 1, ajusté aux normes établies par l'Autorité bancaire européenne, ressortait à fin 2011 à 9,2% après dividende.   Suite...

 
<p>Intesa Sanpaolo a publi&eacute; une perte de 10,1 milliards d'euros pour le quatri&egrave;me trimestre, la premi&egrave;re banque de d&eacute;tail en Italie ayant, comme sa rivale UniCredit, pass&eacute; des milliards d'euros de d&eacute;pr&eacute;ciations pour renforcer un bilan affect&eacute; par la crise de la dette de la zone euro. /Photo d'archives/REUTERS/Alessandro Bianchi</p>