Les horlogers misent aussi sur les Etats-Unis cette année

mardi 13 mars 2012 16h20
 

par Nathalie Olof-Ors et Antonella Ciancio

BÂLE (Reuters) - Les fabricants de montres misent sur une croissance à deux chiffres de l'horlogerie suisse aux Etats-Unis cette année, reprenant confiance dans la première économie mondiale qui donne des signes d'embellie.

Les Etats-Unis, marché le plus important pour l'horlogerie après Hong Kong, ont surpris favorablement ces derniers mois, les exportations de montres suisses y affichant une hausse de 36,7% en janvier, selon la fédération horlogère.

"Je vois l'Amérique rebondir cette année. Les exportations de montres suisses pourraient y augmenter de 15% à 20% cette année", a déclaré Jean-Claude Biver, président du conseil d'administration de Hublot, une des marques horlogères du groupe LVMH.

"Les Etats-Unis sont un pays très riche et très dynamique qui est en train de sortir de la crise de manière extraordinaire", a-t-il ajouté lors d'un entretien à Reuters à l'occasion du salon horloger de Bâle.

Hublot, qui dispose de cinq boutiques monomarques aux Etats-Unis, prévoit d'y doubler cette année le nombre de ses magasins avec quatre à six projets d'ouverture.

Malgré une déception concernant les prévisions de Tiffany, le joaillier de la Ve Avenue, les ventes de produits de luxe ont mieux résisté qu'attendu aux Etats-Unis, notamment pendant la période des fêtes de fin d'année.

Frédéric de Narp, président directeur général de Harry Winston, le diamantaire américain coté à Toronto, s'est également montré confiant dans les perspectives du secteur du luxe outre-Atlantique.

"L'économie semble en bien meilleure forme", a-t-il constaté, précisant toutefois que les ventes de Harry Winston avaient bien résisté durant la crise.   Suite...

 
<p>Les fabricants de montres misent sur une croissance &agrave; deux chiffres de l'horlogerie suisse aux Etats-Unis cette ann&eacute;e, reprenant confiance dans la premi&egrave;re &eacute;conomie mondiale qui donne des signes d'embellie. /Photo prise le 7 mars 2012/REUTERS/Christian Hartmann</p>