Feu vert de l'Eurogroupe à l'aide à Athènes

mardi 13 mars 2012 10h24
 

par John O'Donnell et Jan Strupczewski

BRUXELLES (Reuters) - Les ministres des Finances de la zone euro ont avalisé lundi soir le deuxième plan d'aide à la Grèce pour mieux passer au dossier chaud suivant, l'Espagne, dont ils ont exigé un objectif de déficit plus serré cette année pour que son budget revienne dans les clous en 2013.

La réussite de l'échange d'obligations proposé par Athènes à ses créanciers privés, qui permet de réduire la dette publique grecque de plus de 100 milliards d'euros, a ouvert la voie au versement des aides prévues par l'Union et le Fonds monétaire international (FMI), évitant ainsi un défaut désordonné du pays.

La formalisation de cet accord de principe devrait se faire mercredi matin, lors d'une réunion technique de la zone euro, a déclaré le président de l'Eurogroupe Jean-Claude Juncker.

"Comme prévu, un nouveau financement officiel de 130 milliards d'euros va être engagé par la zone euro et le FMI pour la période 2012-2014", a-t-il dit en conférence de presse.

Grâce au fort taux de participation du secteur privé (PSI) à l'échange de dette, le niveau d'endettement grec devrait être ramené à 117% du produit intérieur brut (PIB) d'ici 2020, contre 160% auparavant. L'objectif initial était un ratio dette/PIB de 120%.

Mais si le front grec connaît enfin une accalmie, le répit des responsables européens a été de courte durée: l'Espagne leur a lancé un nouveau défi en annonçant successivement que l'objectif de déficit 2011 avait été largement dépassé et que celui de cette année le serait également (voir ).

Quatrième économie de la zone euro, l'Espagne a vu son déficit dépasser 8% de son PIB l'an dernier. Et pour 2012, après un accord avec Bruxelles pour contenir le déficit à 4,4%, elle a annoncé que celui-ci atteindrait 5,8%. Le gouvernement Rajoy a néanmoins promis qu'il atteindrait bien 3% de déficit l'année prochaine.

"DÉTERMINATION ABSOLUE"   Suite...

 
<p>Fran&ccedil;ois Baroin et le ministre grec des Finances Evangelos Venizelos &agrave; Bruxelles. L'Eurogroupe a avalis&eacute; lundi soir le deuxi&egrave;me plan d'aide &agrave; la Gr&egrave;ce pour mieux passer au dossier chaud suivant, l'Espagne, dont il a exig&eacute; un objectif de d&eacute;ficit plus serr&eacute; cette ann&eacute;e pour que son budget revienne dans les clous en 2013./Photo prise le 12 mars 2012/REUTERS/Yves Herman</p>