L'aéronautique veut des négociations sur la taxe carbone

lundi 12 mars 2012 15h43
 

par James Regan et Barbara Lewis

PARIS/LONDRES (Reuters) - Les responsables d'Airbus, de compagnies aériennes et de motoristes européens ont écrit aux dirigeants politiques du Vieux Continent pour les enjoindre de résoudre la querelle provoquée par l'introduction dans l'Union européenne d'une taxe sur les émissions de carbone.

Les signataires estiment que les représailles de la Chine et d'autres pays opposés au plan européen de taxation des émissions de carbone (ETS) entraînent de lourdes conséquences pour le secteur, d'après un communiqué publié lundi par Airbus, filiale du consortium d'aéronautique EADS.

Selon l'avionneur, la Chine a d'ores et déjà suspendu 12 milliards de dollars (9,14 milliards d'euros) de commandes, ce qui pourrait provoquer, selon lui, la destruction de plus de 1.000 emplois en interne et au moins 1.000 supplémentaires chez ses sous-traitants.

Les neuf directeurs généraux signataires de cette lettre adressée aux Premiers ministres français, anglais, espagnols et à la chancelière allemande s'attendent à ce que la liste des annulations de commandes continue de s'épaissir.

Ils demandent l'ouverture urgente de négociations au niveau du Conseil européen et avec les Etats tiers opposés à cette taxe carbone, alors que la situation devient, selon eux, "intolérable pour le secteur de l'aviation".

"Le but doit être de trouver une solution de compromis et de stopper ces mesures punitives avant qu'il ne soit trop tard", déclarent les dirigeants d'entreprise cités dans le communiqué.

"Nous avons toujours pensé que seule une solution mondiale serait adéquate pour résoudre le problème des émissions dans l'aviation."

La taxe sur les émissions de carbone représente un surcoût de l'ordre de deux euros par passager pour un trajet entre l'Europe et la Chine.   Suite...

 
<p>Les responsables d'Airbus, de compagnies a&eacute;riennes et de motoristes europ&eacute;ens ont &eacute;crit aux dirigeants politiques europ&eacute;ens pour les enjoindre &agrave; r&eacute;soudre la querelle n&eacute;e de l'introduction r&eacute;cente d'une taxe carbone dans l'Union europ&eacute;enne. /Photo d'archives/REUTERS/Tim Wimborne</p>