Succès de l'échange de dette grecque, le défaut évité

vendredi 9 mars 2012 17h58
 

par George Georgiopoulos et Lefteris Papadimas

ATHÈNES (Reuters) - La Grèce a écarté vendredi le risque d'un défaut imminent, grâce à la forte participation de ses créanciers privés à l'échange d'obligations qui permettra au pays de réduire son endettement et de bénéficier d'un second plan d'aide internationale.

Les ministres des Finances de la zone euro devraient, en réponse, donner leur feu vert à l'octroi du deuxième plan de sauvetage grec, d'un montant de 130 milliards d'euros, d'après un projet de communiqué obtenu par Reuters.

Le problème grec est "réglé" et "la page de la crise financière et en train de se tourner", a estimé Nicolas Sarkozy, en marge d'un déplacement électoral à Nice, tandis que Berlin a mis en garde contre tout enthousiasme prématuré.

"La Grèce a obtenu aujourd'hui une opportunité claire de redressement. Mais il faut au préalable que la Grèce saisisse cette opportunité", a déclaré le ministre des Finances Wolfgang Schäuble.

"Ce serait une grosse erreur de donner l'impression que la crise a été résolue", a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse. "Ils ont l'opportunité de la résoudre et ils doivent en profiter."

A travers cette restructuration de dette souveraine, la plus importante de l'histoire, les créanciers privés d'Athènes doivent échanger leurs obligations grecques contre de nouveaux titres d'une échéance plus longue, affichant une valeur nominale nettement réduite et un taux d'intérêt plus faible. Au total, ils perdront autour de 74% de la valeur de leurs titres.

D'après le ministère grec des Finances, les détenteurs de 85,8% des 177 milliards d'euros d'obligations relevant du droit grec ont donné leur accord à l'échange de titres.

En prenant en compte l'activation des "clauses d'action collective" (CAC), une mesure annoncée par Athènes qui contraindra les récalcitrants à accepter l'échange, cette proportion atteindrait 95,7%.   Suite...

 
<p>Le ministre grec des Finances Evang&eacute;los V&eacute;niz&eacute;los, en conf&eacute;rence de presse &agrave; Ath&egrave;nes. La Gr&egrave;ce a &eacute;cart&eacute; vendredi le risque d'un d&eacute;faut imminent, gr&acirc;ce &agrave; la forte participation de ses cr&eacute;anciers priv&eacute;s &agrave; l'&eacute;change d'obligations qui permettra au pays de r&eacute;duire son endettement et de b&eacute;n&eacute;ficier d'un second plan d'aide internationale. /Photo prise le 9 mars 2012/REUTERS/Yiorgos Karahalis</p>