Acceptation massive de l'échange de dette grecque

jeudi 8 mars 2012 23h29
 

par Lefteris Papadimas et George Georgiopoulos

ATHÈNES (Reuters) - La Grèce a enregistré une très forte participation des créanciers privés à son projet de restructuration de sa dette par échange de titres, le niveau de réponses dépassant même les prévisions les plus optimistes d'Athènes après l'expiration du délai de cette opération, vitale pour éviter au pays un défaut de paiement.

S'exprimant sous couvert d'anonymat, un responsable gouvernemental grec a dit que l'opération d'échange - il s'agit de la plus importante restructuration de dette souveraine jamais réalisée - avait recueilli un taux d'acceptation couvrant plus de 95% une heure avant la clôture de l'opération à 20h00 GMT.

Le ministre des Finances Evangélos Vénizélos a dit au gouvernement que l'opération se poursuivait sans surprise, a déclaré un ministre à la presse après une réunion du conseil des ministres.

La Grèce a déclaré qu'elle renoncerait à l'opération si elle n'obtenait pas au moins un taux de participation de 75%. Un taux de deux-tiers est nécessaire pour actionner un système juridique de clauses qui rendront l'accord opposable aux détenteurs récalcitrants.

Les résultats de l'échange devraient être annoncés sur le site web du ministère des Finances vendredi à 06h00 GMT.

La perte que doivent enregistrer les investisseurs en échangeant leurs anciens titres contre des nouveaux d'une valeur moindre est de 53,5% en termes nominaux. En termes de valeur nette actuelle, c'est-à- dire en prenant en compte les intérêts futurs, la décote sera en fait de 73 à 74%, ce qui devrait permettre à la Grèce d'effacer plus de 100 milliards d'euros de dette.

"Si tout va bien, nous pourrons annoncer demain que le peuple grec a été allégé d'un fardeau de 105 milliards d'euros de dette", a déclaré Evangélos Vénizélos devant le parlement. "Pour la première fois, nous réduisons notre dette au lieu de l'accroître."

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<p>Le Premier ministre grec Lucas Papademos &agrave; son arriv&eacute;e au Parlement &agrave; Ath&egrave;nes. La Gr&egrave;ce a enregistr&eacute; une tr&egrave;s forte participation des cr&eacute;anciers priv&eacute;s &agrave; son projet de restructuration de sa dette par &eacute;change de titres, le niveau de r&eacute;ponses d&eacute;passant m&ecirc;me les pr&eacute;visions les plus optimistes d'Ath&egrave;nes apr&egrave;s l'expiration du d&eacute;lai de cette op&eacute;ration, vitale pour &eacute;viter au pays un d&eacute;faut de paiement. /Photo prise le 8 mars 2012/REUTERS/John Kolesidis</p>