Enel réduit son dividende et ses investissements

jeudi 8 mars 2012 10h23
 

par Stephen Jewkes

MILAN (Reuters) - Enel, numéro un italien des services aux collectivités, a annoncé jeudi qu'il allait réduire son dividende et ses investissements au cours des cinq prochaines années, le groupe cherchant le moyen de dégonfler sa dette et de conserver sa note de crédit.

L'annonce de son plan 2012-2016 a plombé le cours de l'action, qui a été suspendue un temps à l'ouverture en raison d'une volatilité excessive. Vers 09h00 GMT, le titre dévissait 5,6% à 2,86 euros à la Bourse de Milan, tandis que l'indice sectoriel Stoxx Europe 600 reculait de 0,62%.

Enel, premier groupe de services aux collectivités européens par la taille de sa dette, a dit vouloir verser un dividende d'au moins 40% de son bénéfice net ordinaire à partir de 2012. Actuellement, la proportion est de 60%.

"C'est une diminution très sensible du dividende et des prévisions. La prévision d'Ebitda est de 10% à 15% inférieure aux consensus du marché" souligne un analyste.

Sur cette période, l'investissement sera réduit d'environ 4 milliards d'euros par rapport à son projet précédent d'environ 27 milliards.

Enel dit s'attendre à ce que son bénéfice avant impôt, taxes, dépréciations et amortissement (Ebitda) baisse de plus d'un milliard d'euros à environ 16,5 milliards d'euros en 2012 par rapport à 2011. Le consensus Thomson Reuters I/B/E/S ressortait à 17,5 milliards.

Le groupe explique cette baisse par un maintien d'une demande faible sur ses marchés espagnols et italiens, ainsi qu'une concurrence accrue qui rognera sur ses marges. En Espagne, le groupe détient Endesa.

L'Ebitda grimpera ensuite à 17 milliards en 2014 et 19 milliards en 2016, poursuit Enel.   Suite...

 
<p>Enel, num&eacute;ro un italien des services aux collectivit&eacute;s, va r&eacute;duire son dividende et ses investissements au cours des cinq prochaines ann&eacute;es, le groupe cherchant le moyen de d&eacute;gonfler sa dette et de conserver sa note de cr&eacute;dit. /Photo d'archives/REUTERS/Alessandro Garofalo</p>