Le processus d'échange de dette grecque progresse

jeudi 8 mars 2012 08h20
 

par Lefteris Papadimas

ATHÈNES (Reuters) - Les grandes institutions bancaires et les fonds de pensions sont de plus en plus nombreux à signaler leur intention de participer au processus d'échange de dette grecque, ce qui augmente les chances de succès de cette opération vitale pour éviter à la Grèce un défaut de paiement.

Alors que l'offre d'échange doit expirer ce jeudi à 20h00 GMT, les ralliements annoncés mercredi permettent d'approcher la proportion minimum des deux tiers des titres apportés, nécessaire à la poursuite de la procédure d'échange.

Selon un responsable du ministère des Finances, la proportion de titres apportés par les créanciers privés devrait dépasser "de loin" 75%.

Des banques et fonds représentant 40,8% des 206 milliards d'euros de dette grecque en circulation, ont dit mercredi qu'ils prendraient part à l'échange, s'ajoutant aux autres établissements ayant déjà fait part d'intentions similaires.

Au total, banques, assureurs et autres caisses de retraites détenant des obligations grecques d'une valeur d'environ 120 milliards d'euros ont déjà déclaré qu'ils participeraient.

Ainsi, le Crédit agricole a annoncé mercredi sa décision de participer. BNP Paribas et la Société générale ont indiqué lundi qu'elles participeraient à l'opération.

Mais certains fonds spéculatifs, et plusieurs caisses de retraites grecques ont fait connaître leur opposition.

L'échange des titres de dette contre de nouveaux titres d'une valeur moindre est indispensable au déblocage par le Fonds monétaire international et l'Union européenne de l'aide de 130 milliards d'euros approuvée le mois dernier.   Suite...

 
<p>Les grandes institutions bancaires et les fonds de pensions sont de plus en plus nombreux &agrave; signaler leur intention de participer au processus d'&eacute;change de dette grecque, ce qui augmente les chances de succ&egrave;s de cette op&eacute;ration vitale pour &eacute;viter &agrave; la Gr&egrave;ce un d&eacute;faut de paiement. /Photo d'archives/REUTERS/Dado Ruvic</p>