Le processus d'échange montre des signes de progrès en Grèce

mercredi 7 mars 2012 16h56
 

par Lefteris Papadimas

ATHÈNES (Reuters) - Les grandes institutions bancaires et les fonds de pensions sont de plus en plus nombreux à signaler leur intention de participer au processus d'échange de dette grecque, augmentant les chances de succès de cette opération vitale pour le sauvetage de la République hellénique.

Un groupe de trente banques et fonds détenant un total de 81 milliards d'euros de dette grecque, 39,3% du montant en circulation, a dit mercredi qu'il prendrait part à l'échange, s'ajoutant aux autres établissements ayant déjà fait part d'intentions similaires.

Alors que l'heure tourne et que l'offre est prévue pour expirer jeudi à 20h00 GMT, les ralliements annoncés mercredi permettent d'approcher la proportion minimum de deux tiers nécessaire à la poursuite de la procédure d'échange. Athènes vise les trois quarts.

Dans la capitale grecque, l'optimisme semble de mise. Un responsable du ministère des Finances qui s'exprimait sous le sceau de l'anonymat a déclaré que la proportion de titres apportés par les créanciers privés devrait dépasser "de loin" les 75%.

"Sur la foi des données récoltées à présent, nous sommes optimistes sur les chances de dépasser de loin le seuil de 75%", a-t-il dit.

Cet échange est indispensable au déblocage par le Fonds monétaire international et les membres de la zone euro d'une aide de 130 milliards d'euros sans laquelle la Grèce serait acculée à la faillite.

Après des mois de négociations cahoteuses, la plupart des grands créanciers de la Grèce ont accepté de participer à l'échange, mais plusieurs grands banquiers et responsables politiques ont publiquement fait état de leur prudence sur les chances de succès.

PRUDENCE   Suite...

 
<p>Le Parlement grec &agrave; Ath&egrave;nes. Les grandes institutions bancaires et les fonds de pensions sont de plus en plus nombreux &agrave; signaler leur intention de participer au processus d'&eacute;change de dette grecque, augmentant les chances de succ&egrave;s de cette op&eacute;ration vitale pour le sauvetage de la R&eacute;publique hell&eacute;nique. /Photo prise le 11 juin 2011/REUTERS/Pascal Rossignol</p>