7 mars 2012 / 15:43 / dans 6 ans

PSA n'exclut pas d'entrer à son tour au capital de GM

<p>Philippe Varin, pr&eacute;sident du directoire de PSA. PSA Peugeot Citro&euml;n n'exclut pas &agrave; l'avenir des participations crois&eacute;es avec son nouveau partenaire General Motors, qui prendra 7% de son capital dans le cadre de l'alliance d&eacute;voil&eacute;e la semaine derni&egrave;re par les deux groupes. /Photo prise le 15 f&eacute;vrier 2012/REUTERS/Jacky Naegelen</p>

par Gilles Guillaume et Laurence Frost

GENEVE (Reuters) - PSA Peugeot Citroën n‘exclut pas à l‘avenir des participations croisées avec son nouveau partenaire General Motors, qui prendra 7% de son capital dans le cadre de l‘alliance dévoilée la semaine dernière par les deux groupes.

Le partenariat stratégique entre le premier constructeur automobile français et le numéro un américain et mondial prévoit une mutualisation des achats et le développement futur de plate-formes communes.

L‘opération ne s‘est pas accompagnée d‘un échange de participations, comme c‘est souvent l‘usage pour sceller un tel rapprochement, mais d‘une prise de participation à sens unique de GM dans PSA, dans le cadre d‘une augmentation de capital d‘un milliard d‘euros du groupe français.

“Aujourd‘hui, le moment pour nous n‘est probablement pas opportun pour démarrer avec une participation croisée parce que nous avons besoin d‘argent pour développer les projets dans lesquels nous allons investir avec GM”, a déclaré Philippe Varin, président du directoire de PSA, au cours d‘une conférence de presse au salon de l‘automobile de Genève.

“Rien n‘est exclu pour l‘avenir, mais cela ne changera en rien le contenu de notre alliance”, a-t-il ajouté.

Un autre grand rapprochement entre deux constructeurs, l‘alliance Renault-Nissan, s‘est bâti à partir de 1999 sur des prises de participation croisées - Renault détient aujourd‘hui 43,4% de Nissan, Nissan 15% de Renault. L’élargissement de l‘alliance en 2010 à l‘allemand Daimler s‘est accompagné lui aussi d‘un échange capitalistique, mais plus symbolique, à hauteur de 3%.

“Nous, on pense que les participations croisées sont la meilleure façon de cimenter l‘esprit gagnant-gagnant d‘une collaboration entre les équipes”, a déclaré Carlos Tavares, directeur général délégué de Renault, interrogé mardi sur l‘alliance annoncée par son concurrent.

“PSA comme GM ont un challenge en Europe sur le plan de leurs surcapacités industrielles et, ayant tous les deux le même problème je me demande comment ils vont apprendre l‘un de l‘autre pour le résoudre”, a-t-il ajouté.

COMPLÉMENTARITÉ SUR LES FUTURES PLATE-FORMES

Philippe Varin s‘est refusé mercredi à évoquer les implications des futures plate-formes communes pour les effectifs et les usines des deux groupes en Europe. Le premier véhicule issu de cette nouvelle architecture est programmé pour 2016, ce qui implique une mise en chantier prochaine du projet.

Le président du directoire de PSA a simplement répété qu‘aujourd‘hui, l‘alliance n‘avait pas d‘impact sur les surcapacités de PSA en Europe, un problème que le groupe entend résoudre séparément de GM d‘ici deux ans au plus.

“C‘est un problème auquel chaque concurrent européen doit s‘attaquer, ce n‘est pas seulement une question pour PSA, c‘est une question pour tous les constructeurs européens”, a poursuivi Philippe Varin.

“Cela dépend, pour chaque constructeur, du cycle de vie de ses modèles. Nous, comme les autres, prendrons des décisions en temps voulu”, a-t-il ajouté.

Dans la gamme de PSA, deux modèles alimentent des interrogations sur l‘avenir des sites qui les produisent: la Peugeot 207, produite à Madrid, arrive en fin de vie. Puis vient la Citroën C3, fabriquée également à Madrid mais surtout à Aulnay-sous-Bois, pour laquelle la direction refuse d’évoquer l‘après-2014.

Sur le type de véhicule qui inaugurera la première plate-forme PSA-GM, le groupe français a simplement souligné que, sur le segment B des petites voitures, dont fait partie la nouvelle Peugeot 208 présentée pour la première fois à Genève, l‘alliance s‘appuierait sur l‘expertise du groupe français, tandis que sur l‘autre segment prioritaire de l‘alliance - le D, celui des routières - l‘américain apporterait davantage.

PSA compte sur ce rapprochement pour poursuivre sa stratégie de montée en gamme et d‘internationalisation de ses ventes, que les difficultés financières apparues l‘an dernier sur fond de chute des ventes en Europe risquaient d‘entraver.

“L‘alliance nous permet de ne pas retarder certains projets que nous aurions été contraints, sinon, de différer”, a déclaré Philippe Varin.

PSA compte toujours réaliser 50% de ses ventes hors d‘Europe en 2015, et deux-tiers en 2020.

Gilles Guillaume, édité par Jean-Michel Bélot

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